Les salons de coiffure et les instituts de beauté, qui ont pu bénéficier du fonds de solidarité mis en place par le gouvernement, affichent un nombre de défaillances en forte baisse au cours du deuxième trimestre, selon une étude du cabinet Altares.
Entre avril et juin, Altares comptabilise 121 défaillances de salons de coiffure (redressement ou liquidation judiciaire), soit un recul de 47,8% par rapport à la même période de l’an passé. Au premier trimestre, l’activité coiffure (9602A) enregistrait 186 établissements sinistrés (-41,1%), après avoir bouclé une année 2019 plutôt stable (-0,1%).
En ce qui concerne les instituts de beauté (9602B), le recul est important mais pas aussi élevé que pour la coiffure. Ainsi, l’étude relève 66 entreprises défaillantes au deuxième trimestre, soit une baisse de 26,7%, alors que ce recul atteignait 31% entre janvier et mars, ce qui représentait un total de 80 instituts sinistrés. En 2019, le nombre de jugements prononcés avaient reculé de 7% pour ces établissements.
Enfin, pour la catégorie «entretien corporelle» (9604Z), dont l’effectif est beaucoup plus faible, quelque 26 centres ont été recensés parmi les entreprises défaillantes au dernier trimestre, le même nombre qu’au cours des trois premiers mois de l’année, soit un recul de 18,8% de cas enregistrés, entre avril et juin, et 38,1%, entre janvier et mars 2020.
La baisse est d’autant plus importante que les entreprises sont petites. Certaines ont pu bénéficier d’une aide jusqu’à 1 500 euros par le fonds de solidarité, ce qui a pu les inciter à maintenir leur activité, même si celle-ci était très réduite ou inexistante pendant le confinement. «Les sinistres reculent de 53,8% chez les entreprises de moins de 50 salariés», relève Altares, qui rappelle que les TPE de moins de dix salariés concentrent 92% du total des défaillances.



