Beauté

Bien-être

Business

Le marché mondial du luxe dépasse son niveau d’avant la pandémie

LE MARCHÉ DU LUXE RATTRAPE SON RETARD

Le luxe a effacé ses pertes liées à la pandémie, grâce aux marchés chinois et américain. Comparé à 2019, la hausse est de 1%, selon le cabinet Bain & Company.

«Après avoir pris de plein fouet la crise sanitaire, le rattrapage a été plus rapide que prévu, ce qui augure de la force de la demande pour l’avenir», explique aux Echos Mathilde Haemmerlé, experte du secteur chez Bain & Company. Le marché des produits personnels de luxe – la maroquinerie, la mode, l’horlogerie, la joaillerie, les parfums et cosmétiques – devrait représenter 283 milliards d’euros cette année, en progression de 1% par rapport à 2019, avant pandémie.

Cette étude réalisée en partenariat avec la Fondation Altagamma, qui réunit les fabricants de produits de luxe italiens, indique que les Etats-Unis restent le premier marché du luxe avec 89 milliards d’euros (+6% par rapport à 2019), soit 31% du marché global. Avec, cette année, une particularité : «l’émergence de nouveaux lieux de consommation – qui correspondent un peu à la démographie et l’économie américaine – comme Pittsburgh, Denver, Austin», précise Joëlle de Montgolfier, citée par l’AFP.

L’Europe toujours en recul

Le marché chinois, quant à lui, a doublé de taille en deux ans atteignant 60 milliards d’euros (21% du marché global), notamment à cause de l’impossibilité de voyager. La Chine pourrait d’ailleurs égaler voire devancer le marché américain en 2025, estime Bain. Par ailleurs, si l’Europe (71 milliards d’euros, -20% par rapport à 2019), le Japon (20 milliards) et le reste de l’Asie (32 milliards) se sont redressés en 2021, ils n’ont pas retrouvé leur niveau de 2019.

Enfin, le digital sort grand gagnant de la crise, dans un secteur longtemps réticent au e-commerce. Le cabinet Bain souligne ainsi que les ventes en ligne ont quasiment doublé sur deux ans pour atteindre 62 milliards d’euros (+22%), avec, en tête, les accessoires, les sneakers et les produits de beauté. Le numérique devrait devenir le premier canal d’activité dès 2025.

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies