Des produits sains ? Pas sûr. Sucres, additifs, arômes… L’association de défense des consommateurs et des usagers CLCV demande aux industriels d’«améliorer leurs recettes» de yaourts et desserts à base de lait. Voici pourquoi.
«La CLCV appelle les industriels et les distributeurs à améliorer leurs recettes en réduisant au maximum la quantité de sucre ajouté et l’utilisation d’additifs et d’arômes», annonce l’association, à l’issue d’une enquête qui porte sur 264 yaourts et desserts lactés frais vendus dans 9 enseignes de la grande distribution.
L’association s’est penchée sur la composition des produits et des ingrédients par famille de produits, leur profil nutritionnel, la quantité de fruits et l’origine du lait. Au final, le verdict est sévère : «Au lait animal ou végétal, les yaourts et desserts frais sont à consommer de façon occasionnelle car ils contiennent des teneurs en sucres parfois élevées», estime la CLCV.
Particulièrement concernés, les desserts lactés d’origine animale (crèmes, mousses, flans…), qui «contiennent l’équivalent de 4 morceaux de sucre pour un pot de 125g et qui ont pour 90% d’entre eux un Nutri-Score C ou D». Par ailleurs, l’association relève que, dans 44 produits, il n’y a aucune trace de fruits, chocolat ou café, car ils ne contiennent que des arômes.
«Huit produits étudiés sur dix contiennent des arômes, principalement naturels et sept produits sur dix contiennent au moins un additif, principalement des épaississants et des gélifiants», poursuit-elle. Il existe pourtant des yaourts végétaux, «sans additif et sans arôme», preuve que cela est possible, souligne l’association.
Des packagings trompeurs
Autre constat : la présence parfois trompeuse de beaux fruits brillants sur des pots de yaourts ne contenant, en moyenne, que 8% de fruits. «Dans un produit sur 10, il n’y a même aucune trace de fruits», regrette la CLCV, qui met en garde : «la présence d’un ‘arôme naturel’ ne garantit pas la présence du fruit mis en avant sur l’emballage».
Enfin, si le lait d’origine animale «est en grande majorité français», dans 86% des yaourts et 70% des desserts, la provenance du lait d’origine végétale (soja, amande, coco…), en revanche, «reste inconnue dans 65% des cas», selon la CLCV, qui demande plus de transparence sur l’indication de l’origine, qui n’est plus obligatoire sur l’étiquetage.



