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Vacances d’hiver : l’exécutif veut dissuader les Français d’aller skier

Le gouvernement veut dissuader les Français d'aller aux sports d'hiver

Alors que les Européens peinent à adopter une position commune sur l’ouverture des stations, le chef de l’Etat a indiqué que le gouvernement envisageait de prendre «des mesures restrictives et dissuasives» pour les Français qui voudraient rechausser leurs skis à l’étranger. 

Depuis quelques jours, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont pris leur bâton de pèlerins pour convaincre les pays européens de prendre une décision commune. Pas sûr qu’ils y parviennent… À trois semaines des vacances, la ministre autrichienne du tourisme, Elisabeth Köstinger, n’a pas tardé à leur répondre : «Chaque pays doit prendre sa propre décision en se basant sur l’évolution des chiffres de la pandémie chez lui», a-t-elle déclaré dans une interview à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, dont Le Point s’est fait l’écho.

Jusque-là, les Français, privés de ski dans les montagnes de l’Hexagone, pouvaient donc espérer aller godiller en Autriche, en Suisse ou au Lichtenstein. Mais l’annonce du chef de l’Etat devrait les décourager. «S’il y a des pays qui maintiennent des stations ouvertes, il y aura des contrôles pour dissuader les Français» et pour «ne pas créer une situation de déséquilibre avec des stations en France», a expliqué mardi Emmanuel Macron devant la presse, après avoir reçu le Premier ministre belge Alexander de Croo.

Les stations sont « des lieux de brassage »

«Nous aurons des mesures restrictives et dissuasives» qui «seront affinées dans les prochains jours avec le gouvernement et en fonction de la clause de revoyure qu’on a prévue vers le 11 décembre», a-t-il précisé. Les stations sont «des lieux de brassage» où «il fait nuit à partir de 17 heures» et où «on se retrouve dans des lieux qu’on a loués à plusieurs. On sait que c’est comme cela qu’on s’infecte et donc on cherche plutôt à l’éviter» pour «ne pas sacrifier tous les efforts qu’on faits», a-t-il argumenté.

Avec l’Allemagne, et probablement l’Italie, «on veut convaincre nos partenaires», comme la Suisse ou l’Espagne, de ne pas le faire, a poursuivi Emmanuel Macron. Convaincre des partenaires européens comme l’Autriche, dont plus de 15% du PIB dépend du tourisme, s’avère, toutefois, plus compliqué. En France, la décision de fermer les stations a provoqué la colère et l’inquiétude des professionnels, relayées par de nombreux élus locaux.

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