L’impact de la cinquième vague ne devrait pas freiner les séjours en France pour les vacances de fin d’année, estiment les professionnels du tourisme.
Selon une enquête réalisée par le cabinet spécialisé Protourisme au mois de novembre, 20 millions de Français envisageaient de partir en vacances pour cette fin d’année, soit 3 millions de plus qu’en 2019, avant la pandémie, indique son directeur Didier Arino auprès de l’Agence France-Presse.
«Depuis, la situation sanitaire a quelque peu changé la donne», explique-t-il à l’AFP, même si «les réservations pour l’Hexagone restent à un haut niveau». Pour la montagne, «les voyants sont au vert : il y a de la neige et un phénomène de rattrapage pour ceux qui n’ont pas pu skier l’an dernier», ajoute le consultant.
«On a un très bon niveau de réservations des Français, quasiment au niveau de 2019 qui était une année record», confirme Dominique Thillaud, directeur général de la Compagnie des Alpes (Meribel, Tignes, la Plagne, Val d’Isère, les Arcs…), également cité par l’AFP.
Les destinations soleil en difficulté
En revanche, la situation s’annonce plus compliquée pour les Français qui avaient choisi une destination au soleil. En novembre, ils représentaient 20% des 20 millions qui envisageaient de partir, selon le cabinet Protourisme. Le Maroc a fermé ses frontières, les Antilles connaissent une crise sociale, l’île Maurice est passée au «rouge écarlate» avant de revenir au «rouge», qui permet aux personnes vaccinées de s’y rendre.
Quant aux Antilles françaises, la Martinique, destination marquée par le mouvement social, enregistre des annulations depuis début décembre. «Sur les compagnies aériennes, on a des chiffres d’annulation entre 10 et 15% et, pour l’hôtellerie, on est à moins 20%», constate François Baltus-Languedoc, directeur général du comité martiniquais du tourisme, interrogé par l’AFP.



