Si le ralentissement dû à la guerre en Ukraine ne s’éternise pas, l’année 2022 pourrait être meilleure que 2019, assurent les tour-opérateurs français, qui ont connu une «très forte reprise» en début d’année.
«Jusqu’à la première semaine de guerre en Ukraine fin février, on a bénéficié d’une très forte reprise des réservations pour le printemps, l’été et on dépassait même 2019», explique à l’AFP René-Marc Chikli, président du syndicat de tour-opérateurs français (Seto). Les réservations se sont ralenties à partir de la deuxième semaine de guerre en Ukraine, mais «depuis quelques jours, on sent une légère reprise des réservations», ajoute-t-il.
Du 1er novembre 2021 au 28 février 2022, l’Espagne et la Grèce gardent la tête du Top 10 des destinations moyen-courrier, selon un communiqué du Seto. La République Dominicaine conserve sa place de première destination du long-courrier, avec quasiment le double de voyages à forfait par rapport à 2019. La Tunisie et le Maroc se positionnent à nouveau parmi les cinq premières destinations moyen-courrier, malgré un retard qui ne se résorbe pas encore. A la deuxième place, l’Île Maurice retrouve son niveau d’avant pandémie, suivie des Antilles françaises qui dépassent 2019.
Si le ralentissement dû à la guerre en Ukraine «ne perdure pas et que les élections n’apportent pas un nouvel effet de freinage», les perspectives laissent espérer des «niveaux d’activité d’avant la crise sanitaire», selon le Seto. «Et ce, d’autant plus que nous avons pu constater régulièrement des effets de rattrapage après des périodes de stagnation liées à un contexte anxiogène avec une clientèle au réel désir de voyager», conclut-il.
Avec l’AFP.



