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Hôtellerie : les professionnels ne voient pas de reprise avant la mi-2021

HÔTELLERIE

La saison estivale les avait rendus un peu plus optimistes, mais, après quatre mois de reprise progressive, les hôteliers redoutent les effet d’une deuxième vague, avec des annulations en cascade et de nouvelles mesures sanitaires.

La dynamique estivale a même poussé les hôtels à rouvrir «plus massivement» leurs portes au cours du mois de septembre, «pour atteindre jusqu’à 93% du parc habituellement disponible», relève MKG Consulting, dans sa dernière note de conjoncture. Des écarts ont toutefois subsisté : seulement trois quarts des chambres habituellement disponibles à la vente le sont aujourd’hui dans le haut de gamme. Idem à Paris, même si, pendant l’été, «moins de la moitié du parc hôtelier était ouvert».

Le cabinet de conseil note toutefois un «léger fléchissement» vers la fin du mois dernier, face à la demande atone des clientèles d’affaires et l’absence d’évènementiel, notamment dans les grandes métropoles et les gammes supérieures. «Beaucoup de salons ont été annulés à la rentrée et sur les trimestres à venir», souligne MKG.

Une rupture qui pèse sur les chiffres de l’hôtellerie. Selon le cabinet de conseil, le revenu hébergement par chambre disponible (RevPAR) a reculé, en septembre, de 58,5% par rapport à l’année précédente. Particulièrement touchés, les hôtels haut de gamme et luxe qui ont rouvert enregistrent une baisse de 75,1% de RevPAR. La baisse d’activité «est sensible jusque dans les segments budget et économique (respectivement -31,8% et -47,8% de RevPAR), qui étaient jusqu’ici les moteurs de la reprise de l’activité hôtelière française», note MKG.

Une dynamique de « stop and go »

«Il est aujourd’hui difficile de prédire ce que seront les perspectives de l’activité hôtelière pour les mois à venir avec l’incertitude qui plane sur toutes les mesures de confinement et de restrictions des déplacements ou l’ouverture des bars et restaurants», estime MKG, pour qui l’hôtellerie française «est désormais entrée dans une dynamique de ‘stop and go’».

Un constat partagé par d’autres observateurs du secteur. Pour Stéphane Botz, directeur national du pôle Tourisme/Hôtellerie de KPMG France, s’il y a un début de reprise, ce ne sera pas «avant mai-juin 2021», déclare-t-il aux Echos. Dans ces conditions, le soutien de l’Etat doit être prolongé, selon lui, en particulier le dispositif de chômage partiel qui court jusqu’à fin décembre.

Car tous les opérateurs hôteliers ressentent les effets de la crise. «La crise du Covid va faire très très mal : la consolidation était déjà là, Starwood Hotels a été mangé par Marriott avant la pandémie, mais elle va s’accélérer», a estimé mardi Pierre-Frédéric Roulot, lors d’une rencontre organisée par l’Association des journalistes économiques et financiers (Ajef). Pour le patron de Louvre Hotels Group (LHG), cette crise pourrait «tuer 20% de l’hôtellerie en Europe».

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