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Fermeture des restaurants : une étude qui ne passe pas auprès des professionnels

fermeture des restaurants

Une étude dirigée par l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique qui guide le gouvernement, pointe le rôle des bars et des restaurants dans la diffusion de l’épidémie. Les professionnels dénoncent des affirmations sans fondements scientifiques.   

L’étude, qui a été réalisée par l’Institut Pasteur, l’Assurance maladie et l’agence sanitaire Santé publique France, porte sur les données de 25 644 personnes testées positives entre le 21 octobre et le 3 novembre. Elle relève une augmentation du risque liée à la fréquentation des restaurants, bars et salles de sport, ou au covoiturage. Ce n’est pas le cas pour les commerces ou les transports en commun.

Les auteurs de l’étude soulignent toutefois qu’elle comporte des limites qui empêchent de tirer des conclusions définitives. Par exemple, ayant été menée fin octobre/début novembre, pendant le couvre-feu puis le commencement du confinement, quand les établissements étaient partiellement voire complètement fermés, il est difficile de savoir «quelle est la part réelle des restaurants et des bars dans la transmission» du virus, puisque cette période ne correspondait pas à leur fonctionnement normal.

Selon les auteurs, le risque augmente même davantage pendant le confinement que durant le couvre-feu, ce qui semble paradoxal, puisque les établissements étaient alors censés être totalement fermés. Des conclusions peu convaincantes, pour les professionnels, qui ont manifesté lundi, à Paris, pour réclamer la réouverture «au plus vite» de leurs établissements.

Quatre organisations professionnelles de l’hôtellerie-restauration ont ainsi dénoncé jeudi cette étude «supposée justifier» la fermeture de leurs établissements par un «sur-risque de contamination à la covid-19», qu’ils jugent «sans fondement» et dont le gouvernement fait à leurs yeux une «interprétation scandaleuse».

« On veut prouver sans preuves »

L’Umih, principale organisation patronale du secteur, le GNI (indépendants), le GNC (chaînes hôtelières) et le SNRTC (restauration commerciale), «continuent de dénoncer l’absence de preuves scientifiques justifiant la fermeture des restaurants et des bars», indiquent-ils dans un communiqué commun.

«Cette étude n’est pas sérieuse, on veut prouver sans preuves, c’est une insulte aux professionnels», a déclaré à l’AFP Didier Chenet, président du GNI. Pour les organisations professionnelles, l’étude «tente de confirmer la politique du gouvernement», car on y lit que «les réunions privées – famille et amis – constituent la part la plus importante d’infections» et que «les transports en commun n’ont pas présenté de sur-risque».

Les représentants du secteur pointent, dans les enquêtes réalisées, un échantillon «non représentatif» de la population, une méthode qui «n’a rien de scientifique», car elle recueille des déclarations de personnes «qui dans deux cas sur trois ignorent encore la personne source de leur contamination», et une période où leurs établissements étaient soit fermés soit «astreints à une activité très réduite».

Avec l’AFP.

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