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Entre hôteliers, restaurateurs et assureurs, le bras de fer se poursuit

Bras de fer entre les assureurs t les restaurateurs

Alors que la perte d’exploitation liée au Covid-19 n’est pas remboursée par les assureurs, le principal syndicat de l’hôtellerie-restauration, l’Umih, a créé une plate-forme en ligne qui fournit un appui juridique et la possibilité de constituer un dossier de réclamation.

«C’est quand même une première que toute une filière d’une organisation professionnelle se rebelle, remette en question l’ensemble des contrats d’assurance», s’est félicité mardi Roland Héguy, président de l’Umih, lors d’une téléconférence de presse. «On a un outil extraordinaire qui peut faire réfléchir, qui peut faire douter», a-t-il poursuivi.

Ce «portail sécurisé», destiné à tous les professionnels du secteur des cafés, hôtels, restaurants et discothèques (CHRD), soit quelque 150 000 entreprises en France, permettra à ces professionnels de vérifier si leur contrat couvre les pertes d’exploitation liées à la pandémie. Six polices d’assurance des compagnies Axa, Crédit Mutuel-CIC, BPCE, Allianz-AGF, Generali et MAAF ont déjà été identifiées par le syndicat professionnel, conseillé par le cabinet BFPL Avocats, comme susceptibles de couvrir la «perte d’exploitation dans ce contexte de crise sanitaire», a affirmé mardi Alain Grégoire, président Umih de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Il règne «une grande confusion chez les assurés : seuls 2 ou 3 contrats sur 10 couvrent la perte d’exploitation pure, liée à une fermeture administrative, aléatoire, due à une épidémie», précise à l’AFP Christophe Pech de Laclause, avocat associé au sein du cabinet BFPL. Généralement, la perte d’exploitation couverte est celle «consécutive à un dommage matériel garanti : un incendie, un bris de machine», et l’assuré n’a droit à rien dans le contexte du Covid-19.

Faire pression sur les assureurs

En téléchargeant sa police d’assurance et les pièces nécessaires sur la plate-forme, et moyennant 200 ou 350 euros, selon qu’il est adhérent à l’Umih ou pas, le professionnel pourra constituer un dossier et savoir s’il est éligible à l’action collective. Il pourra alors saisir le cabinet d’avocats BFPL et signer en ligne une convention honoraire à un tarif forfaitaire, en fonction du chiffre d’affaires de son entreprise.

Une fois réuni, «un nombre significatif d’actions individuelles avec une réclamation financière» particulière, BFPL «entrera en discussion amiable» avec les assureurs afin d’«essayer de trouver un accord raisonnable», détaille Christophe Pech de Laclause. Cette «démarche collective», qui  n’a «rien à voir avec une action de groupe, réservée au droit de la consommation» est «un processus quasi industriel pour constituer les dossiers de réclamation», ajoute l’avocat, qui estime que «si on ne fait pas ça, les assureurs ne regarderont même pas le dossier».

L’Umih devrait aussi dans les prochaines semaines la mise au point, avec une compagnie d’assurance, d’une police comportant une garantie de pertes d’exploitation sans dommages liée à une fermeture administrative due à une pandémie. Le syndicat assure avoir réussi à définir, avec les groupes d’assurance intéressés par son appel d’offres, «des niveaux de garanties adaptés» à l’hôtellerie-restauration.

Avec l’AFP.

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