Fermetures, restrictions sanitaires… Sans surprise, la fréquentation des cures thermales a brutalement chuté au cours des deux dernières années. Les professionnels tablent toutefois sur une reprise lors de la prochaine saison.
L’an dernier, après avoir été fermés de janvier à mai, en raison du confinement, les 113 établissements thermaux n’ont reçu que 328 200 curistes, ce qui représente une baisse de 41,9% par rapport aux 580 000 curistes de 2019, selon les derniers chiffres du Conseil national des établissements thermaux (Cneth). En 2020, à la suite du premier confinement, seulement 200 000 personnes avaient fréquenté les cures thermales.
«Le cumul de ces deux saisons consécutives situe bien l’ampleur des difficultés», a expliqué Claude-Eugène Bouvier, délégué général du Cneth, auprès de l’AFP. «Heureusement, il n’y a eu aucune cessation d’activité grâce à l’ensemble des dispositifs mis en place par le gouvernement», a-t-il ajouté.
Pour la prochaine saison, les conditions d’accès sont en cours de négociation avec les autorités sanitaires. Actuellement, les établissements sont soumis à un régime spécifique proche du passe sanitaire : pour y accéder, il faut soit une vaccination complète, soit un test PCR négatif de moins de 72 heures, confirmé ensuite par deux autotests par semaine.
Renégociation de la convention thermale
Mais selon Claude-Eugène Bouvier, il reste peu probable que l’accès aux cures soit soumis au passe vaccinal, car elles sont considérées comme des établissements de soins. L’une des possibilités serait que le test PCR exigé soit fait 24 heures avant, et non plus 72. En attendant, tous les regards sont braqués sur l’ouverture de la prochaine saison, en mars-avril.
«On espère qu’elle sera plus satisfaisante, même si elle est plutôt mal engagée» avec un «retard important sur les réservations», a indiqué Claude-Eugène Bouvier, toujours cité par l’AFP. Les professionnels espèrent aussi que les cures seront reconnues comme un acteur de la prise en charge de certaines séquelles à long terme du Covid.
Autre échéance cruciale pour le secteur, mais, cette fois, vers la fin de l’année : la renégociation de la convention thermale pour 2023-2027, fixant les conditions de remboursement par la Sécu.



