Les risques de transmission du coronavirus ne doivent pas être sous-estimés dans les centres thermaux, avertissent les sages. Dans un communiqué, ils recommandent, en particulier, un test de dépistage du Covid-19 dans les cinq jours précédant le début des cures.
Rappelant que les cures thermales prennent en charge annuellement plus d’un demi-million de curistes porteurs d’affections chroniques, «en majorité des personnes âgées souvent atteintes de multi-morbidités», l’Académie de médecine prévient, dans un communiqué, que «dans le contexte actuel de pandémie Covid-19, les risques ne doivent pas être sous-estimés».
Si «la médecine thermale peut contribuer à la prise en charge de certaines séquelles» de la maladie soulignent les sages, les soins hydrothermaux «rapprochent patients et professionnels dans un milieu chaud et humide», ce qui favorise «la survie et à la transmission de micro-organismes par voie respiratoire ainsi que par les contacts directs ou indirects», rappellent-ils.
Face à ces risques, ils recommandent donc plusieurs mesures sanitaires, notamment un test de dépistage du Covid-19 «par RT-PCR chez tout curiste dans les cinq jours précédant le début des soins thermaux», ainsi que la prise quotidienne de la température dès l’entrée dans l’établissement. Outre la mise en œuvre et le respect des mesures barrière (distanciation physique, port du masque, hygiène des mains), ils conseillent aussi le chauffage des boues thermales utilisées dans certains programmes de soins à 70°C pendant 30 minutes.
Un traitement de l’air spécifique
Autres préconisations : le nettoyage et la désinfection quotidiennes des parties communes accueillant les curistes avant et après chaque utilisation «pour les zones de soins et des postes de traitement», et la fourniture quotidienne de linge individuel, de masques et de sur-chaussures jetables en zone thérapeutique.
Enfin, en ce qui concerne les soins en piscine collective, ils recommandent l’attribution à chaque curiste «d’une surface libre de 2m2 dans le bassin et d’une surface libre globale de 4m2 en incluant les abords du bassin», et la suspension de tous les soins collectifs «en atmosphère de brumisation jusqu’à la fin de l’épidémie», prônant un traitement de l’air «propre à assurer un renouvellement suffisant pour éviter tout risque de contamination par aérosols».



