Reconnue comme affection de longue durée (ALD) depuis janvier, l’endométriose, dont souffre une femme sur dix en France, fait désormais l’objet d’une cure de 18 jours aux thermes de Challes-les-Eaux (Savoie).
Cette affection gynécologique est liée à la présence de cellules d’origine utérine en dehors de l’utérus, qui réagissent aux hormones lors des cycles menstruels. Maladie chronique, elle peut se manifester par des règles abondantes et de violentes douleurs. Elle concernerait près de 10% des femmes en âge de procréer.
«L’endométriose est encore méconnue des professionnels de santé, trop souvent sous-diagnostiquée et assez mal prise en charge. Cela conduit à une errance constatée des patientes atteintes d’endométriose qui peut durer plusieurs années avant la détermination d’un diagnostic, la prise en charge de leurs symptômes douloureux ou l’assistance à la procréation», indique sur son site le ministère de la Santé.
Le 11 janvier, Emmanuel Macron a annoncé le lancement d’une stratégie nationale de lutte contre l’endométriose. Dans la foulée, l’Assemblée nationale a voté une résolution qui permet sa prise en charge à 100% par l’Assurance maladie. C’est dans ce contexte que la Chaîne thermale du soleil a choisi de lancer un programme spécifique dans ses thermes de Challes-les-Eaux (Savoie), spécialisés dans le traitement des troubles gynécologiques.
Conçue en partenariat avec l’association Endomind, cette cure de 18 jours (494,69 euros) propose une prise en charge pluridisciplinaire de la maladie, qui peut impacter la qualité de vie et les relations sociales, mobilisant ainsi médecin, sage-femme, sophrologue, ostéopathe, kinésithérapeute et diététicien.
Réduire la prise de médicaments
«La médecine thermale offre aux femmes souffrant d’endométriose des traitements non médicamenteux indispensables et complémentaires avec une stratégie thérapeutique, non invasive, adaptée à leurs douleurs et sans effet secondaire», précise dans un communiqué la Chaîne thermale du soleil.
L’objectif est de réduire l’inflammation, mais aussi la fréquence des crises, ce qui doit se traduire, à terme, par un moindre recours à la prise de médicaments. Pour cela, le protocole prévoit une cure de gynécologie comportant 72 soins ciblés sur les muqueuses vaginales et vulvaires, effectués exclusivement par des sages-femmes.
A cela s’ajoute un programme de soutien articulé autour de trois axes – mieux comprendre l’endométriose, échanger et partager, se réapproprier son corps -, avec, notamment, une consultation de phytothérapie, un atelier «féminité», un atelier «gynéco- anatomie», une séance collective de pilates, une séance de sophrologie collective, ainsi qu’une séance d’ostéopathie ou d’hypnose ericksonienne.



