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Pourquoi les soins corps post-Covid ne seront plus tout à fait les mêmes

Les gommages vont-ils disparaitre?

Enveloppements, gommages, douches à affusion… Proscrits pendant la première phase du déconfinement, les soins humides se réadaptent pour mieux répondre à la demande des clients. Profession bien-être a passé en revue les protocoles à revoir.

#1 – Des soins sans eau ?

Les clients des spas et des instituts retrouveront-ils les réflexes d’avant la pandémie ? Pas sûr. Cette pause forcée désorganise la carte de soins des établissements. Premiers visés : les soins humides qui doivent s’adapter aux nouvelles demandes. Et n’en déplaise aux puristes du spa, les soins à base d’eau ne font plus l’unanimité.

Pour une fois, gestionnaires et protecteurs de la nature sont d’accord. Un pommeau de douche standard débite 10 litres d’eau par minute, un bain consomme 300 litres d’eau par soin : deux chiffres parmi d’autres qui épouvantent les protecteurs de la nature. Ajoutez-y l’obligation de désinfecter la douche après chaque client, et vous comprendrez qu’il faut au plus vite revoir vos protocoles.

Il existe heureusement des solutions : brossage à sec pour une exfoliation en douceur, gommages se rinçant à l’éponge sans que le client ne bouge de la table, enveloppements dont les éléments actifs pénètrent dans l’épiderme, dont il suffit d’essuyer l’excédent… C’est le moment de reprendre votre carte de soins en détail, et de voir comment vous pouvez l’adapter à la situation actuelle.

#2 – Des techniques manuelles… ou non

Popularisé en 1930, le drainage lymphatique manuel revient en force. Soin idéal pour lutter contre la rétention d’eau et les jambes lourdes, il exige néanmoins beaucoup d’énergie de la part du praticien. Il est donc éprouvant et long, car un drainage lymphatique idéal dure au moins 90 minutes.

Du coup, l’on assiste à un retour en grâce de la pressothérapie. Ce soin mains libres fait partie des grands classiques, et leur aspect peu «glamour» les relègue souvent au second plan. Et pourtant ! Le drainage mécanique évite la fatigue de l’esthéticienne tout en produisant des effets bénéfiques que l’organisme.

Et cerise sur le gâteau, il s’agit d’un soin «sans contact» qui rassure la cliente inquiète, tout en conservant une valeur physiologique ajoutée. Glamour ou non, on n’a jamais fait mieux pour les problèmes circulatoires, dont souffrent une majorité de femmes, surtout en été.

#3 – Le remodelage corporel

Conséquence du confinement ? Jamais les clientes n’ont été autant en demande de «remodelage corporel». On ne parle plus de simple perte de poids ou de réduction de graisse localisée, mais bien de refaçonner le corps !

La technologie devient alors votre meilleure alliée. En combinant plusieurs techniques, vous pouvez ainsi travailler les graisses localisées, avec la cryolipolyse par exemple, tout en travaillant sur le raffermissement de la peau, avec des ultrasons ou de la radiofréquence.

Ces plans «ultra-personnalisés» permettent de fidéliser rapidement votre cliente, qui constatera ainsi les progrès de la méthode que vous aurez conçue pour son cas particulier. Et, au passage, cela vous permettra de commercialiser des forfaits qui prendront soin de votre trésorerie.

#4 – Cap sur l’anti-âge… du corps

Les soins anti-âge se consacraient jusqu’ici exclusivement au visage. Le corps a pourtant, lui aussi, ses rides ! Certaines zones, comme le dessous des bras, l’intérieur des cuisses, le pli fessier sont des preuves flagrantes de vieillissement…Les soins corps ne se focalisent donc plus seulement sur la minceur.

Et les clients se préoccupent de l’aspect de leur peau, et pas uniquement celle de leur visage, leur cou ou leur décolleté ! Car l’épiderme vieillit partout. Certains experts américains, comme Aimée Werner, à la tête de la plateforme de shopping Wish, interrogée par le magazine américain Spa Executive, estiment même qu’il s’agit là d’une demande qui devrait s’accélérer dans les cinq ans qui viennent.

#5 – Les soins « in & out »

C’est une tendance qui s’est amorcée il y a une petite dizaine d’années. Les nutricosmétiques ont fait leur apparition, en surfant sur l’idée que «ce qui faisait du bien à l’intérieur se voit à l’extérieur». On a vu ainsi apparaitre des ampoules à boire pour accompagner les soins, comme celles développées par le laboratoire Evoleum pour Matis, ou encore des «gummies» pour faire pousser les cheveux ou donner de l’éclat au teint, à l’instar de celles lancées en 2019 par Lashilé Beauty.

L’engouement pour les pré-et probiotiques renforcent le phénomène. Ingérés, ils contribuent à réduire les inflammations et renforcer les défenses immunitaires. Mais aujourd’hui les marques sortent aussi des probiotiques à appliquer par voie topique, pour équilibrer les «bonnes» et les «mauvaises» bactéries présentes sur la barrière cutanée.

Une voie adoptée par la société américaine Glowbiotics, par exemple, qui a développé toute une gamme de crèmes pour équilibrer le microbiome de la peau, à savoir : l’ensemble des micro-organismes présents sur l’épiderme.

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