Passe sanitaire : les centres commerciaux réclament sa suspension

Matine Berenguel

La situation se complique dans les centres commerciaux. La profession se plaint d’une forte baisse de la fréquentation, alors que le passe sanitaire a déjà été suspendu par la justice administrative dans les Yvelines, le Haut-Rhin, l’Essonne et les Hauts-de-Seine.

Au début du mois, le gouvernement avait demandé aux préfets d’imposer le passe sanitaire pour les surfaces de plus de 20 000 m2 dans les départements où le taux d’incidence de l’épidémie dépasse les 200 pour 100 000 habitants sur une semaine. Le 24 août, le tribunal administratif de Versailles a suspendu un arrêté du préfet des Yvelines rendant obligatoire le passe sanitaire dans les centres commerciaux, au motif qu’il empêchait l’accès aux biens de première nécessité aux personnes n’en disposant pas.

Des requêtes en référé ont été déposés dans d’autres départements. Après les Yvelines et l’Essonne, le Haut-Rhin, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu mardi l’arrêté préfectoral qui avait imposé le passe sanitaire dans deux grandes surfaces des Hautes-Seines pour les mêmes raisons. Les décisions des tribunaux feront-elles boule de neige ?

Le Conseil national des centres commerciaux (CNCC) évoque dans un communiqué «une chute d’un quart de la fréquentation dans l’ensemble des centres commerciaux», par rapport à août 2019, «non seulement (dans) les grands centres commerciaux métropolitains soumis au contrôle du passe sanitaire dans lesquels elle atteint 30% à 40%, mais également (dans) tous les centres dans l’ensemble des territoires».

Une mesure jugée « discriminatoire » et « superflue »

«La confusion est totale dans l’esprit de nos concitoyens, entre la question des plus de 20 000 mètres carrés, celle du taux d’incidence, les endroits où le taux est bas et où les arrêtés ne sont pas retirés, les départements où les arrêtés ont été suspendus» (Yvelines, Haut-Rhin, Essonne), regrettait lundi auprès de l’AFP le délégué général du CNCC, Gontran Thüring.

À l’approche de la rentrée scolaire, l’organisation demande la suspension nationale pour les grandes surfaces de cette mesure, qu’il juge «inéquitable pour toutes les familles», «discriminatoire puisque les autres formes de commerce n’y sont pas soumises» et «superflue» en raison du protocole sanitaire toujours en vigueur dans les commerces.

Avec l’AFP.

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