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Recrutement d’une personne handicapée : les aides pour les employeurs

AIDES

L'embauche de personnes handicapées ouvre droit à plusieurs aides financières pour les employeurs. Ces dispositifs sont conçus pour faciliter leur intégration, leur maintien en emploi ou leur adaptation. Tour d’horizon. 

Les aides à l’embauche et à l’intégration

Aide à l’accueil, à l’intégration et à l’évolution professionnelle

Cette aide spécifique vise à soutenir la prise de fonction et l’évolution professionnelle des salariés en situation de handicap. Elle permet de financer une partie des coûts liés à l’accueil et à l’intégration d’un nouveau salarié handicapé, ainsi qu’à son accompagnement sur un nouveau poste au sein de l’entreprise.

Critères d’éligibilité : les entreprises qui recrutent un travailleur handicapé en CDI ou en CDD d’une durée minimale de six mois, avec une durée de travail hebdomadaire d’au moins 24 heures, sauf exceptions. Son montant peut atteindre jusqu’à 3 150 euros. Elle est cumulable avec d’autres dispositifs de soutien à l’emploi des personnes handicapées,

Pour en bénéficier, l’employeur peut faire une demande par l’intermédiaire d’un conseiller de Cap emploi (organisme de placement spécialisé), France Travail (ex-Pôle emploi) ou directement auprès de l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph).

Aide à l’embauche en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation

Tout employeur qui engage une personne handicapée en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation peut prétendre à cette aide d’une durée minimale de six mois, avec une durée de travail hebdomadaire d’au moins 24 heures. Son montant peut atteindre 3 000 euros pour un contrat d’apprentissage et 4 000 euros pour un contrat de professionnalisation. Pour l’obtenir, l’employeur doit déposer une demande auprès de l’Agefiph.

Les aides à l’adaptation du poste de travail

Aide à l’adaptation des situations de travail

L’intégration réussie d’une personne handicapée au sein d’une entreprise passe souvent par l’adaptation de son poste de travail. Cette aide finance les aménagements nécessaires, qu’il s’agisse d’équipements, de logiciels spécifiques ou de modifications structurelles du poste. 

Pour être éligible, il faut présenter un avis médical qui atteste de la nécessité d’apporter des aménagements spécifiques au poste de travail. Son montant n’est pas fixe, mais évalué en fonction de chaque situation. La demande doit être déposée auprès de l’Agefiph.

Aide liée à la reconnaissance de la lourdeur du handicap (RLH)

Cette aide s’adresse au travailleur handicapé exerçant une activité non salariée. Elle est accordée s’il a aménagé son poste de travail et que des frais subsistent après ces aménagements. Trois conditions doivent être remplies : exercer une activité professionnelle indépendante (artisan, profession libérale, etc.), avoir aménagé son poste de travail et assumer les frais qui en résultent, et, enfin, faire partie des personnes relevant de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés. 

Son montant varie en fonction du taux d’attribution, qui est déterminé selon les charges supportées. Si ce taux est jugé normal, l’aide annuelle s’élève à 6 407,50 euros pour une personne travaillant à temps plein. Ce montant est ensuite proratisé en fonction du temps de travail réel, tel que déclaré trimestriellement. 

En revanche, si le taux d’attribution est considéré comme majoré, l’aide atteint 12 756,75 euros par an pour un emploi à temps plein. Là encore, ce montant est proratisé selon les mêmes critères. La demande de reconnaissance de la lourdeur du handicap (RLH) doit être faite auprès de auprès de l’Agefiph.

Les aides au maintien dans l’emploi

Aide à la recherche et la mise en œuvre de solutions pour le maintien dans l’emploi

Le maintien dans l’emploi d’un salarié en situation de handicap peut parfois nécessiter l’étude de solutions adaptées pour surmonter les difficultés liées à l’évolution de son état de santé ou aux changements dans son environnement professionnel. Pour répondre à ces défis, une aide spécifique est proposée. 

L’objectif est d’identifier et de mettre en œuvre des solutions concrètes qui permettront au salarié handicapé de continuer à travailler dans de bonnes conditions. L’aide s’adresse à tout employeur dont un salarié handicapé fait l’objet d’un avis médical attestant l’aggravation du handicap ou l’évolution du contexte professionnel. 

Son montant peut atteindre 2 100 euros. L’aide est renouvelable une fois pour le même salarié, dans le cas où un temps supplémentaire est nécessaire pour définir la solution de maintien. Les employeurs peuvent demander cette aide via Cap emploi. 

Aide à la formation dans le cadre d’un maintien de l’employabilité

Cette aide est conçue pour financer les coûts pédagogiques des formations permettant à des salariés handicapés de conserver un emploi ou de se former à un nouveau métier. Elle est aussi ouverte aux travailleurs indépendants handicapés. Son montant est déterminé en fonction des cofinancements obtenus. Pour en bénéficier, l’employeur ou le travailleur indépendant doit adresser une demande via un formulaire spécifique à l’Agefiph. 

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