Dans les instituts ou les salons, il arrive parfois de confondre le chiffre d’affaires et la trésorerie… Pourtant, si ces deux notions sont liées, elles ne représentent pas la même chose. Explications.
Commençons par le chiffre d’affaires, qui représente le montant total des ventes réalisées par une entreprise sur une période donnée. Il est calculé en multipliant le prix de vente de chaque produit par le nombre d’articles vendus. Ne vous trompez pas : cet indicateur peut donc être différent du montant que l’entreprise a encaissé, car certains clients peuvent payer plus tard, à crédit, ou les ventes peuvent inclure des retours ou des annulations.
En effet, si une entreprise réalise beaucoup de ventes, mais que ses clients prennent du temps à régler leurs factures, elle peut se retrouver avec des problèmes de trésorerie et être incapable de payer ses factures. La santé financière des petites entreprises peut donc être mal interprétée si elles se concentrent uniquement sur leur chiffre d’affaires, alors que la trésorerie est un indicateur plus précis de leur capacité à payer les factures.
Pourquoi ? Tout simplement, parce qu’elle représente la somme d’argent disponible dans les caisses de l’entreprise à un moment donné. Contrairement au chiffre d’affaires, c’est elle qui mesure la liquidité de l’entreprise, ce qu’elle peut sortir immédiatement pour faire face aux imprévus, et payer les factures, les fournisseurs, les salaires, les impôts et autres dépenses courantes.
Mélanger finance pro et perso…
En ayant une gestion de trésorerie rigoureuse et en prévoyant les flux de trésorerie futurs, les petites entreprises peuvent éviter les problèmes de liquidité qui pourraient mettre en danger leur viabilité financière. Elles peuvent aussi profiter des opportunités de croissance et d’investissement quand elles se présentent.
Autre mauvaise pratique : mélanger les finances personnelles et professionnelles ! Une très mauvaise habitude qui peut entraîner des erreurs de comptabilité et des difficultés à suivre les dépenses de l’entreprise, voire des erreurs fiscales et, potentiellement, des sanctions financières. Sans compter que cette confusion, délibérée ou non, peut finir par nuire à la crédibilité de l’entreprise auprès des investisseurs, des clients et des fournisseurs. A bon entendeur !




