Emmanuel Macron avait annoncé, au début de l’année, la tenue d’assises de la psychiatrie et de la santé mentale avant l’été. Elles sont repoussées au mois de septembre, a indiqué le ministère de la Santé.
«La troisième vague psychiatrique est là», mettaient en garde quatre psychiatres et une psychanalyste, en décembre dernier, à la fin du deuxième confinement. Ils appelaient alors l’exécutif à «agir vite». Sous la pression de nouvelles alertes sur la pression psychique de la crise sanitaire, notamment sur les étudiants ou les femmes, voire certaines populations vulnérables, comme les artisans et les commerçants, le chef de l’État a finalement annoncé, en janvier, des assises sur la santé mentale.
Aujourd’hui, si le nombre de personnes souffrant d’états dépressifs est en baisse pour la première fois depuis l’automne, la santé mentale des Français «reste dégradée sans évolution significative sur les autres indicateurs (satisfaction de vie, états anxieux, problèmes de sommeil et pensées suicidaires)», selon une récente enquête de Santé publique France. Le problème reste donc entier.
Pour cerner les besoins, le gouvernement a lancé une consultation accessible à tous. À ce jour, «elle a recueilli près de 15 000 réponses» et «une adresse générique dédiée, assises.santementale.psychiatrie@sante.gouv.fr a été ouverte», «de nombreuses organisations» ayant souhaité «pouvoir formuler des propositions au-delà de cette consultation», précise le ministère de la Santé, qui a estimé que le «travail préparatoire» devait se poursuivre «tout au long de l’été », repoussant ainsi la tenue des assises au mois de septembre.



