Créée en 1997 à Bergame, près de Milan, Kiko Milano s’est imposée comme une marque de maquillage accessible, revendiquant un fort ancrage italien, avant de lancer ses premiers points de vente en 2005. Avec son réseau de plus de 1 250 magasins dans 66 pays, elle s’est bâtie une notoriété solide en Europe, notamment grâce à ses prix abordables et à une esthétique colorée.
Mais l’arrivée de Drew Elliott au poste de Chief Brand Officer, annoncée pour le 1er septembre, pourrait marquer une inflexion stratégique. «Ce n’est pas simplement une marque de beauté ; c’est une plateforme d’expression de soi et de connexion culturelle», a déclaré le futur dirigeant, rapporte Business of Fashion.
Sa nomination intervient dans un moment-clé. En avril 2024, le fonds d’investissement L Catterton, associé à LVMH, a pris une participation majoritaire dans Kiko Milano, avec pour objectif d’en faire un acteur mondial de premier plan. «Accélérer la croissance mondiale de Kiko», telle était alors l’ambition des nouveaux investisseurs.
Drew Elliott, à la croisée du glamour et du digital
Connu pour avoir été le directeur créatif mondial de MAC Cosmetics, Drew Elliott s’est illustré par sa capacité à injecter une dimension culturelle dans les marques de beauté. Sa carrière inclut aussi des fonctions de direction chez ENTtech Media Group, maison mère de Paper Magazine, ainsi qu’un rôle de consultant créatif remarqué dans le programme America’s Next Top Model.
Selon le journal italien Milano Finanza, «Elliott est connu pour sa vision créative avant-gardiste et sa capacité à transformer des marques et produits en phénomènes culturels». Une expertise qui semble taillée pour le projet de Kiko. Drew Elliott aura pour mission de moderniser l’identité du label, en orchestrant une harmonie entre narration éditoriale, innovation digitale et expériences retail.
«Kiko a tous les atouts pour devenir une icône mondiale de la beauté, avec un héritage italien authentique, une communauté enthousiaste et fidèle et des produits de qualité à un prix accessible», assure l’Américain, cité par FashionNetwork. Si la marque est bien implantée en Espagne ou en Italie, elle reste encore peu présente aux États-Unis. Avec plus d’un milliard de dollars de ventes en 2024, l’enseigne italienne affiche désormais des ambitions qui dépassent son cœur européen.
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