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Ventes en vrac : les marques de cosmétiques cherchent le bon modèle

LES MARQUES DOIVENT ORGANISER LEURS VENTES EN VRAC

Si la vente de produits sans emballages séduit la cosmétique, souvent sous l’impulsion de jeunes marques, le concept apparaît encore délicat à mettre en place. 

«Petit à petit, remplir son flacon va devenir un réflexe, tout comme la gourde», assure Sandrine Williamson, directrice de l’offre beauté chez Monoprix, auprès du Figaro. Mais si les consommateurs semblent de plus en plus demandeurs, la mise en place de fontaines à gel n’est pas une mince affaire, pour les marques comme pour les enseignes.

«Il faut repenser la logistique, l’expérience utilisateur, assurer la traçabilité», détaillent nos confrères. Des difficultés qui expliqueraient le retard pris par les marques de cosmétique. «La part de l’hygiène-beauté est très minime, car complexe», note Célia Rennesson, directrice générale du Réseau Vrac, une association qui estime à 1,3 milliard d’euros en 2021 le marché du vrac.

« Le vrac nous coûte plus cher »

«Le vrac nous coûte plus cher et on n’a pas encore trouvé l’équation économique», admet Elise Courson, directrice de marque Le Petit Marseillais, également citée par Le Figaro. «Ça a été un travail de titan pour développer cette offre et la machine coûte très cher : c’est un investissement», renchérit Corinne Fugier, directrice de l’innovation de L’Occitane.

Après The Body Shop, L’Occitane en Provence déploie depuis quelques mois des stations de recharge, baptisée «Les Fontaines L’Occitane», dans ses boutiques. Car les perspectives semblent plutôt encourageantes : 62% des Français aimeraient une offre de vrac plus large, indique une étude Nielsen. Et les géants des cosmétiques y réfléchissent sérieusement. Avec des hauts et des bas.

Selon Le Figaro, L’Oréal mènerait «des tests en interne», tandis que «le pilote de Nivea en Allemagne ne semble pas concluant : son énorme machine est plus proche de l’usine à gaz que de la fontaine de Jouvence»… Dans la distribution, le groupe Carrefour travaillerait, quant à lui, sur «un meuble de vrac liquide multimarques».

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