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Prévention : favoriser le bien-être et une culture de santé publique ? (tribune)

Un collectif de médecins alerte sur la prévention médicale

Dans une tribune au journal Le Monde, un collectif de médecins, de chercheurs et d’élus plaide pour une refondation du modèle actuel de santé publique, axé sur le biomédical, en l’élargissant à «la santé dans toutes ses dimensions».

Ces derniers mois, on n’aura jamais autant parlé de prévention, longtemps considérée comme le parent pauvre des politiques de santé publique. Le budget de la Sécu pour 2023 (PLFSS) a prévu, en effet, plusieurs mesures à destination des adultes.

Pour prévenir les facteurs de risques et certaines pathologies, le gouvernement envisage des consultations entièrement prises en charge à trois âges de la vie : 20-25 ans, 40-45 ans et 60-65 ans. La prévention en matière sexuelle a aussi été renforcée avec des dépistages sans ordonnance, ainsi qu’un accès à la contraception d’urgence.

Mais est-ce suffisant ? Pas vraiment, estime un collectif de médecins, de chercheurs et d’élus dans une tribune au Monde, qui rappelle combien le système de santé français est aujourd’hui en détresse : manque de médecins et d’infirmiers à l’hôpital comme en ville, spécialités sinistrées, délais rallongés pour obtenir des rendez-vous, etc.

Une crise «profonde, systémique, touchant tous les aspects de notre système de soins», souligne le collectif, qui propose de refonder le modèle actuel, dont les dérives sont bien connues : «paiement à l’acte, renforcement de la concurrence en lieu et place de la coopération des établissements de santé entre eux et avec la médecine de ville»…

Développer l’information et l’éducation à la santé

Comment ? «Soudain, on se rend compte que ce ne serait pas plus mal d’éviter au maximum d’avoir besoin de soins en favorisant la santé et le bien-être», avancent ses signataires, parmi lesquels la sociologue Dominique Méda, le psychiatre Antoine Pelissolo, ou encore Etienne Caniard, ancien président de la Mutualité française.

S’appuyant sur les résultats de «plusieurs études» et sur la charte d’Ottawa, signée en 1986, visant à promouvoir la santé pour tous, ils font valoir que 20% de notre état de santé reposerait sur le système de soins et de protection sociale, 15% sur les déterminants génétiques et biologiques propres à l’individu ou à son groupe, 15% sur l’environnement physique et 50% sur l’environnement social et économique.

Malgré tout, «on continue de ne consacrer à la prévention que moins de 5% des dépenses totales de santé» en France, déplore le collectif, qui avance quelques pistes : développer la culture de santé publique, l’information et l’éducation à la santé, dans les écoles, les centres sociaux ou les associations de quartier.

Il plaide également pour la mise en place d’ «un véritable système de santé territorialisé», où l’on accorde «aux élus, aux citoyens, aux patients, aux éducateurs, à tous, la place qu’ils devraient occuper dans les instances de santé», en leur donnant «les moyens d’agir pour la santé dans tous les territoires, à leur échelle».

LIRE AUSSI : un appel pour le développement d’une médecine intégrative en France

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