Beauté

Bien-être

Business

Parce que le bien-être, c'est aussi une affaire de professionnels

Métier d’herboriste : vers une clarification du statut en 2023 ?

Herboriste

En 1941, le métier d’herboriste a été supprimé au profit des pharmaciens. Quatre ans après un rapport sénatorial sur la question, quelques parlementaires tentent aujourd’hui de faire revivre la profession.

Le sujet est remis régulièrement sur la table. Une proposition de loi, déposée en 2012 par le sénateur PS Jean-Luc Fichet, avait tenté de faire renaître et d’encadrer la profession. «Le diplôme de pharmacien ne paraît pas adapté à la connaissance des plantes. S’il existe une formation dans le cursus, celle-ci est bien mince au regard du savoir qu’il est nécessaire d’acquérir dans ce domaine (30 heures en moyenne)», indiquait le texte en préambule.

Alors que le métier d’herboriste a été supprimé en 1941 sous Pétain, 148 plantes ont été autorisées à la vente, en dehors des officines, depuis un décret de 2008. Quatre ans plus tard, les sénateurs ont estimé que cette mesure était insuffisante. «Cette ‘libéralisation’ ne s’accompagne pas d’information sur l’utilisation de ces plantes. Elle ne donne aux consommateurs aucune garantie quant à la provenance des plantes et aucune information quant à leur utilisation», expliquaient alors les parlementaires, qui justifiaient ainsi la réhabilitation d’une profession «qui seule sera habilitée à vendre les plantes». Leur texte ne fut jamais débattu.

En 2018, un rapport sénatorial vient dresser un état des lieux de la filière. Son rapporteur, Joël Labbé, a pris la question à bras le corps. «Il faut revoir la place des plantes dans le système de santé et les réintroduire dans la formation initiale et continue des médecins et des pharmaciens, qui ne bénéficient quasiment pas d’enseignement à la phytothérapie», défend le sénateur breton, qui souhaite recréer le métier d’«herboriste de comptoir».

Un projet de loi au printemps

Depuis, l’herboristerie reste toujours en attente d’une loi. Mais Joël Labbé et «quelques autres politiques» n’ont pas lâché le dossier, nous apprend Le Télégramme. «C’est très long : il faut convaincre, on connaît tous l’influence de l’industrie pharmaceutique. La position de l’Ordre des médecins et des pharmaciens ne bouge pas non plus. Je compte sur le bon sens de l’opinion publique, mais je vois que nous sommes de plus en plus nombreux à penser ainsi au Sénat», assure le sénateur, cité par nos confrères.

L’élu du Morbihan annonce qu’il a l’intention de déposer un projet de loi au printemps, «en espérant un vote en fin d’année». «Il faut donner aux cinq écoles la reconnaissance de leurs formations, avec la création d’un diplôme. Nous sommes en attente des validations de ces référentiels par le registre national», ajoute le sénateur.

Partager sur Facebook
Partager sur Linkedin

Dans la même catégorie d' Articles

Nous utilisons des cookies

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.