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Thermes de Royat-Chamalières : un surcoût sanitaire évalué à 214 000 euros

Thermes de Royat

C’est l’une des premières stations d’Auvergne Thermale à rouvrir ses portes (29 juin), après avoir été à l’arrêt pendant plusieurs semaines. Avec une saison amputée de trois mois, la reprise s’annonce toutefois très progressive.

Les thermes démarrent avec prudence, privilégiant «des choix d’ouverture partielle stratégiques», avec, pour commencer, 27 salariés permanents et une trentaine de saisonniers, «quand l’établissement devrait en occuper deux fois plus», rapporte La Montagne. Le pic de fréquentation est attendu au mois de septembre et la saison sera «probablement» prolongée 15 jours, jusqu’au 28 novembre.

«Ce que l’on espère, c’est atteindre 50% de la fréquentation de 2019, soit 3 500 à 4 000 curistes», explique à La Montagne Dominique Ferrandon. Pour l’instant, le directeur de l’établissement prévoit un chiffre d’affaire de 2 millions d’euros, soit moitié moins que l’an dernier (4,5 millions), avec des pertes qu’il estime à 1,5 million d’euros.

Les discussions avec Valvital se poursuivent

«Personne n’imagine rattraper le retard», souligne le journal.  D’autant que la mise en place des mesures sanitaires a généré un coût supplémentaire particulièrement élevé : 214 000 euros ! Une exception dans le paysage thermal de la région, dont le surcoût oscille, en général, entre 20 000 et 100 000 euros, indique Eric Brut, directeur de Thermauvergne, interrogé par Le Montagne.

La différence s’expliquerait, en plus des frais incontournables, comme la mise en place d’une cinquantaine de bornes hydro-alcooliques, par la taille de l’établissement, la nature des soins, la configuration des locaux, ou encore une gestion des flux de circulation «compliquée, détaille La Montagne.

Selon le directeur des thermes, la crise sanitaire et son impact économique sur les comptes la station ne remettent pas en question les discussions avec le groupe Valvital pour la reprise de l’établissement. «La feuille de route aujourd’hui, c’est une reprise de l’exploitation au 1er janvier 2021… Mais dans les faits, il faudrait que tout le monde se soit mis d’accord sur la délégation avant la fin des vacances», assure Dominique Ferrandon.

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