Logo profession bien etre : magazine d'actualité économique de la beauté et du bien-être

Beauté

Bien-être

Business

Beauté

Bien-être

Business

Exosomes : le nouveau remède miracle de l’anti-âge ?

exosome

Si ses promesses font rêver et ouvrent de nouvelles formes de thérapies, notamment pour rajeunir la peau, la recherche sur les exosomes n’en est qu’à ses débuts, explique le Dr Noël Schartz, docteur en immunologie et dermatologue esthétique.

dr noel schartzProfession bien-être : De quoi parle-t-on ?

Dr Noël Schartz : Les exosomes sont des nano-vésicules, des petits sacs de 40 à 100 nanomètres de diamètre, sécrétés par tous les types de cellules, qui les utilisent pour communiquer entre elles. Ils sont constitués de lipides, mais aussi d’ARN, ce qui leur permet de produire des protéines.

Vous avez travaillé sur les exosomes en thérapie anti-cancéreuse, notamment pour le mélanome. Comment les transforme-t-on en outil thérapeutique ?

C’est par l’intermédiaire des ARN et des protéines –  il y en plus de 4 000 sur un exosome -, qu’on va essayer d’obtenir une réponse de la part des cellules, selon le problème qu’on cible : anti-tumoral, régénération tissulaire, etc. En ce qui concerne l’esthétique, leur action sur les vaisseaux sanguins, la synthèse du collagène et la régulation de l’inflammation font des exosomes de cellules souches mésenchymateuses, une source de réparation et de réjuvénation cutanée.

Cette technique est souvent utilisée dans la réparation des cicatrices de différents types, chirurgicales, après laser, post-radiothérapie. On essaye aussi d’aider la peau, non pas uniquement à se réparer, mais aussi à se réformer.

Les exosomes ont aussi montré un intérêt dans les maladies auto-immunes, comme la dermatite atopique, la pelade ou le psoriasis, voire dans le vieillissement de la peau, car ils permettent une amélioration de la qualité de la peau comme son éclat, la diminution des taches ou des signes de l’âge, comme les ridules, les rides et le relâchement cutané.

Comment agissent-ils ?

Les exosomes que l’on choisit proviennent de cellules souches. Ils vont stimuler la synthèse de collagène ou de l’élastine. Ils peuvent aussi inhiber d’autres molécules qui dégradent le collagène, agir sur les mélanocytes, pour obtenir moins de pigments, et donc, mois de taches.

Lors des Journées annuelles du gDEC sur la dermatologie esthétique, à la mi-novembre, votre conférence était intitulée : «Les exosomes : mythes ou réalité ?». Selon vous, ce type de thérapie semble, pour l’instant, susciter plus d’enthousiasme que de preuves scientifiques…

Oui, en effet. Je pense que ce sera, dans le futur, une nouvelle voie thérapeutique intéressante et rationnellement validée. Mais aujourd’hui, on n’a pas suffisamment de preuves scientifiques pour affirmer à 100% l’efficacité des exosomes pour telle et telle indication. Une grande partie des études actuelles ont été mandatées par les laboratoires. Je ne dis pas que les résultats sont faux, mais il faut être prudent.

Peut-on déjà les utiliser dans les cosmétiques, médicaux ou esthétiques ?

Aujourd’hui, la réglementation n’autorise pas l’utilisation des exosomes dans un cadre cosmétique, esthétique ou médical. Les seuls exosomes qui circulent sur le marché sont dérivés de plantes, comme la rose ou le pissenlit, voire du saumon, qu’on utilise pour transmettre des protéines à la peau, car les exosomes humains ne sont pas autorisés à ce jour. Je pense que cela va mettre un certain temps.

Propos recueillis par Georges Margossian.

LIRE AUSSI : La notion de « belle peau » vue par les dermatologues esthétiques

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Dans la même catégorie

Nous utilisons des cookies

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.