Si certaines écoles de massage ont pu, tant bien que mal, s’adapter en réalisant des cours en distanciel, d’autres, moins portées sur le digital, ont dû suspendre leurs cours. C’est le cas de l’établissement de Joël Savatofski, co-fondateur de la Fédération française de massage-bien-être.

Créateur de l’Ecole européenne de toucher-massage, cet artisan du renouveau du massage en France a fait parler de lui dès les années 1980, en massant sur une aire d’autoroute les vacanciers sur la route du Midi. L’ex-kinésithérapeute avait ainsi déclenché l’ire de ses anciens confrères, qui voyaient d’un mauvais œil de nouveaux arrivants fouler leur pré carré.

A l’époque, le trublion avait déclaré avec prémonition : «Ce combat, ce sont les kinésithérapeutes qui vont le perdre». Le temps lui a donné raison. Aujourd’hui, les masseurs bien-être ont acquis une reconnaissance, grâce à la certification de plusieurs titres au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

« Poursuivre l’enseignement du toucher-massage »

Mais la crise sanitaire, qui a plongé dans le désarroi de nombreux praticiens, a également désorganisé le travail de Joël Savatofski. Ses cours, bien sûr, mais aussi les recherches qu’il mène sur l’importance du toucher sur les personnes fragilisées. Il est parmi les premiers à avoir organisé des séances de massages en Ehpad et en milieu hospitalier.

L’organisation de son 9ème Congrès européen du toucher-massage, prévu initialement à Dijon les 31 mai et 1er juin 2021, a été reporté en 2022. Quant à son école, elle est aujourd’hui en «grande difficulté», s’inquiète son fondateur, qui a lancé un appel de fonds sur la plateforme de crowfunding Tudigo.

«Pour permettre à l’IFJS de poursuivre ses actions de formation et sensibilisation autour du toucher-massage, activités stoppées de longs mois du fait de l’épidémie», peut-on lire sur sa page. L’objectif est de réunir 10 000 euros. A ce jour, 58 soutiens lui ont permis de recueillir près de 6 000 euros.