Les transmissions de fonds de commerce ont marqué le pas en France en 2025. Selon les données que vient de publier le cabinet Altares, 29 766 ventes et cessions ont été enregistrées sur l’année, soit un recul de 6,1 % par rapport à 2024. Pour la première fois depuis 2022, le marché repasse donc sous le seuil des 30 000 transactions.
Il n’y a pas non plus de signes d’amélioration cette année, note la société d’études. La tendance reste orientée à la baisse au premier trimestre 2026, avec un recul de 2,9 % des opérations. Et dans ce contexte de ralentissement, les métiers de la beauté ne suivent pas tous la même trajectoire.
La coiffure résiste à la baisse
La coiffure conserve une place importante sur le marché de la transmission. En 2025, 1 033 salons ont changé de propriétaire, ce qui en fait la cinquième activité la plus transmise en France, derrière la restauration traditionnelle, la restauration rapide, les débits de boissons et la boulangerie-pâtisserie. Le nombre d’opérations recule de 6,3 %, une évolution proche de celle observée sur l’ensemble du marché.
Surtout, les salons gagnent en valeur. Le prix moyen de cession atteint 72 515 euros en 2025, contre 68 065 euros un an plus tôt, soit une hausse de 6,5 %. Autrement dit, les transactions sont un peu moins nombreuses, mais les fonds transmis sont mieux valorisés.
La situation est différente dans l’esthétique. Les instituts de beauté enregistrent 407 transmissions en 2025, en baisse de 13,4 % par rapport à 2024, selon les informations que Profession bien-être a pu consulter. Le recul est donc plus marqué que celui observé pour l’ensemble des fonds de commerce et plus important, aussi, que dans la coiffure.
Instituts : volumes et prix en baisse
Les prix suivent la même tendance. Le prix moyen de cession des instituts s’établit à 67 309 euros, contre 74 561 euros un an auparavant, soit une baisse de 9,7 %. Contrairement à la coiffure, le secteur cumule donc une diminution du nombre de reprises et une contraction de la valeur des transactions.
Finalement, ces résultats dessinent deux dynamiques au sein des métiers de la beauté. La coiffure demeure l’un des principaux marchés de la transmission de proximité et parvient à améliorer sa valorisation malgré le ralentissement général du marché, tandis que les instituts de beauté affichent, eux, une trajectoire plus fragile, marquée par un recul simultané des volumes et des prix de cession.
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