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David Recolle : « Les femmes vont se maquiller moins mais mieux ! »

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Masques, télétravail, appétence pour le naturel… La crise sanitaire laisse apparaître de nouveaux usages en matière de maquillage. Pour David Recolle (ex-Couleur Caramel), créateur de la marque Zao, le make-up va vivre une nouvelle révolution.

Profession bien-être : à l’heure où l’on ne parle plus que de Clean Beauty, le naturel et le bio vous semblent une évidence ?

C’est clair. Déjà lors de la création de la marque Couleur Caramel, dont j’ai vendu mes parts au groupe Thalgo, je voulais imposer des valeurs fortes fondées sur le développement durable et privilégier l’éco-conception pour le conditionnement des produits. Nous avons d’ailleurs été parmi les premiers à créer des packagings rechargeables et biodégradables.

Avec Zao Make-Up, vous avez eu envie d’aller plus loin ?

Oui. Tout est venu de ma relation à l’Asie. C’est une région du monde qui m’a toujours passionné, et j’ai fait de nombreux séjours en Chine, en Inde, et au Vietnam. Je venais de vendre mes parts de Couleur Caramel, et comme je suis un serial entrepreneur, je pensais à une nouvelle entreprise, que je voulais positionnée sur les mêmes valeurs.

Mais le vrai déclic, je l’ai eu lorsqu’un de mes amis taiwanais m’a offert deux stylos en bambou. Si on pouvait travailler le bambou pour en faire un stylo, on pouvait en faire un tube de rouge à lèvres, de mascara et d’autres packagings cosmétiques ! J’ai réussi à convaincre mes associés et nous nous sommes lancés dans l’aventure en 2012.

Couleur Caramel s’appuyait sur des packagings en carton recyclable. Pour Zao, vous avez choisi un matériau plus noble, le bambou. Pourquoi ?

Parce que c’est un végétal extraordinaire, symbole de vitalité et de longévité ! Le bambou a un rôle très important en Asie et dans le bouddhisme. Le nom même de la marque vient de la contraction des mots Zen et Tao. Sa vitesse de croissance exceptionnelle en fait un matériau facilement renouvelable. De plus, il est riche en silice organique, un élément présent dans notre corps, qui participe à la formation du collagène. Du coup, nous l’avons intégré à nos formules, sous forme de poudre de sève, d’hydrolat de feuilles ou de macérat de rhizome de bambou.

Pourquoi cette recherche pointilleuse du naturel et du bio ?

Parce que le monde a changé. Avec le confinement, les femmes ont laissé respirer leur peau et se sont libérées de certaines contraintes. A partir de maintenant, elles vont se maquiller moins, mais mieux ! Elles sont de plus en plus attentives à ce qu’elles appliquent sur leur épiderme.

Notre choix d’ingrédients a été inspiré par cette nouvelle demande. A part les vernis à ongles – qui sont 8 free – 100% des ingrédients sont d’origine naturelle, Sans dérivés pétrochimiques, ni conservateurs synthétiques. Outre le bambou, on y retrouve du beurre de karité, de la poudre de riz, de l’huile de ricin et du beurre de grenade. Et dans la quasi-totalité des produits, nous avons intégré de la poudre d’argent micronisée : un conservateur naturel et un antiseptique étonnant.

Les couleurs qui composent la gamme sont exclusivement obtenues à l’aide de pigments naturels. Les actifs sont choisis en fonction de leurs propriétés spécifiques, afin de combiner au mieux efficacité maquillage (couleurs, tenue, rendu, textures…) et bienfaits pour la peau. Tous les packagings sont rechargeables et depuis cette année, nous les recyclons en collectant les recharges.

Votre distribution, principalement en ligne, n’a pas souffert, elle du confinement. Comment l’expliquez-vous ?

Nos revendeurs qui sont eux aussi en ligne ont continué à vendre pendant toute la crise sanitaire. Les instituts devraient eux aussi s’adapter aux conséquences de la crise et organiser leur propre vente en ligne. Les prochains mois verront sans doute le triomphe du «click and collect», organisé en collaboration entre instituts et marques cosmétiques. A l’inverse, d’autre formules, comme la prise de commandes sur le site de l’institut et l’expédition par la marque devraient elles aussi évoluer.

Propos recueillis par Siska von Saxenburg.

 

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