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Rhinoplastie conservatrice : une nouvelle technique qui préserve le nez d’origine

Rhinoplastie

Cette nouvelle approche de la rhinoplastie vise à préserver les structures osseuses et cartilagineuses du nez. Objectif : obtenir des résultats naturels sur le long terme. Les explications du Dr Sylvie Poignonec, chirurgienne plasticienne à Paris.

Profession bien-être : En quoi consiste la rhinoplastie conservatrice ?

Dr Sylvie Poignonec : Cela consiste à ne pas détruire le nez existant et à conserver l’architecture de base, comme une maison, que vous conservez et dont vous allez simplement diminuer les piliers par le bas, pour redescendre la hauteur. On conserve le dos du nez dans l’impact. Après, il y a d’autres petites manœuvres qui viennent se surajouter, mais on ne détruit pas, on reconstruit.

On peut dire que c’est une technique soft finalement…

Oui, mais une rhinoplastie reste malgré tout de la chirurgie.

Pourquoi les jeunes sont-ils très attirés par ce type de technique ?

Les suites sont quand même un peu plus simples, on conserve l’architecture de base du nez, on a moins d’irrégularités qu’avant, quand on enlevait une bosse avec un marteau… On tapait et on avait des irrégularités sur le dos du nez, qu’il fallait combler avec des processus de camouflage. Avec cette technique, on va garder le côté naturel du nez.

Est-elle plus rapide que les autres ?

C’est un peu plus rapide mais l’intervention va durer quand même au minimum deux heures. C’est difficile de faire moins, parce que c’est un travail très minutieux

Est-ce que c’est la mode des selfies qui poussent les jeunes à venir vous voir ?

Oui, mais les images obtenues par selfies aggravent les défauts du nez. C’est pourquoi nous faisons une série de clichés professionnels dans le cabinet, qui possède un studio photo. On fait ensuite des retouches avec de l’imagerie et un système de logiciel qui permet de montrer le nez plus tard après opération. À partir de là, on décide d’opérer ou non.

Les hommes viennent aussi vous voir. Ont-ils les mêmes motivations ?

On a de plus en plus d’hommes. Certains trouvent que leur nez leur donne un côté un peu sévère ou que la pointe a tendance à tomber, d’autres ont une très grosse bosse… Il y a aussi tous ceux qui ont pratiqué un sport violent, comme la boxe ou le MMA, et qui se sont cassés le nez.

Est-ce qu’on peut dire que les hommes sont de plus en plus décomplexés vis-à-vis de ce type d’intervention ?

Oui. Ils prennent aussi leurs décisions souvent plus rapidement que les femmes. Les femmes ont besoin de réfléchir, de voir plusieurs chirurgiens. En général, quand les hommes viennent nous voir, leur décision est déjà pratiquement prise dans leur tête. Ils vont se faire opérer deux mois plus tard sans trop y penser. C’est, pour eux, un projet comme un autre.

Les résultats sont visibles au bout de combien de temps  ?

Pour avoir un nez définitif, il faut plusieurs mois, voire un à deux ans. Ensuite, le nez évolue toute la vie. Un nez naturel qui a pas été opéré a tendance à évoluer avec une petite chute de la pointe et un épaississement des parties molles. Sur un nez qui a été bien opéré, avec une bonne structure de la pointe, normalement, il ne tombera plus.

En revanche, sur un nez mal opéré, comme dans les années 60-80, où on enlevait tous les cartilages et tous les os, on se retrouvait avec des phénomènes comme Michael Jackson, avec des rétractions des cartilages, qui rendaient le nez informe au milieu du visage et qui, surtout, ne respirait plus !

Y-a -t-il des contre-indications à une rhinoplastie conservatrice ?

Oui. Par exemple, les rhinoplasties secondaires. On ne peut pas préserver quelque chose qui a déjà été travaillé. Les rhinoplasties traumatiques, également. Les gens qui ont vraiment le nez dans tous les sens, parce qu’ils ont pris des coups. Ou encore, les rhinoplasties ethniques. Par exemple, des patientes de couleurs avec des nez un petit peu épatés.

Il ne s’agit pas ici de faire une préservation. On passe à autre chose, en travaillant la structure, par exemple. Enfin, certains nez difficiles, ensellés, creux, ne peuvent pas non plus en bénéficier, puisqu’ils nécessitent une rhinoplastie d’augmentation.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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