Des instituts aux bars à ongles, en passant par les salons de coiffure, la pose de faux ongles est devenue une prestation courante. Mais contrairement à certaines techniques esthétiques strictement encadrées, elle ne relève pas du champ réglementé de l’esthétique au sens de l’article L. 121-1 du code de l’artisanat. En clair, elle peut être réalisée par une esthéticienne mais aussi par une personne non diplômée, à condition de respecter certaines limites.
En effet, la loi distingue deux gestes bien différents. D’un côté, la manucure sur ongle naturel, qui est un soin esthétique au sens juridique du terme et qui, à ce titre, ne peut être pratiquée que par une professionnelle qualifiée (titulaire d’un diplôme reconnu). De l’autre, la simple pose de prothèses ou capsules ongulaires, qui n’implique pas d’intervention sur l’ongle naturel : elle n’entre donc pas dans le champ de l’esthétique réglementée.
Bien distinguer la nature des prestations
Concrètement, cela signifie qu’un «bar à ongles» peut employer du personnel spécifiquement dédié à la pose de faux ongles sans qu’il soit titulaire d’un CAP ou d’un titre équivalent. Un salon de coiffure peut aussi proposer cette prestation, dès lors qu’elle est strictement limitée à la pose et n’inclut pas de manucure préalable sur l’ongle naturel.
Pour les gérants, la vigilance porte sur la nature exacte des prestations proposées. Si la pose de faux ongles peut être confiée à du personnel non qualifié, toute intervention préalable sur l’ongle naturel (repoussage de cuticules, polissage, coupe) relève du domaine réglementé et doit être effectuée par une esthéticienne diplômée.
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