Outre-Atlantique, la segmentation du marché de l’ongle est en marche. Beaucoup de prothésistes ont décidé de se spécialiser, partant du principe qu’une réputation d’expert leur permettra de se distinguer de ses concurrents et de fidéliser une clientèle.
Souvent, cette «spécialisation» vient d’une compétence particulière et d’un buzz constant. Ce n’est pas encore le cas en France, mais comme le marché de l’ongle est très impacté par les tendances américaines, autant prendre une petite longueur d’avance. Profession bien-être a donc répertorié pour vous ces nouvelles segmentations.
#1 – Technicienne en beauté des ongles
Longtemps, la pose d’ongle en résine a constitué la prestation la mieux rémunérée du marché de l’ongle. Aujourd’hui, les techniques ont évolué (gels, vernis semi-permanents, etc.) et de nouvelles tendances, comme la «skinification» des ongles, se sont développées.
Une chose reste inchangée : personne ne souhaite afficher des ongles négligés, ce qui explique l’attrait grandissant de la prothésie ongulaire auprès d’un public toujours plus large. Si vous ciblez une clientèle professionnelle, vous pouvez vous spécialiser dans les ongles courts et la french manucure, un classique intemporel toujours en vogue.
#2 – Spécialiste des ongles longs
Vous avez une clientèle plus sophistiquée ? Spécialisez-vous dans les ongles longs en travaillant avec des produits sains et durables. Veillez, en particulier, à la solidité de l’ongle, car les clientes aux ongles longs sont très attentives à la repousse et reviennent régulièrement pour un remplissage. Si le bel ongle long que vous lui avez confectionné se casse ou se décolle, votre cliente ira chercher ailleurs…
#3 – Nail artist
C’est la spécialisation qui fait rêver bon nombre de prothésistes ongulaires. Expression artistique, shooting beauté, défilés des fashion weeks… Les vedettes du genre font rêver les débutantes. Toutes les prothésistes ongulaires sont des artistes dans l’âme, mais, là, nous parlons des stars du milieu…
C’est souvent mérité, car elles exécutent des oeuvres sur des toiles minuscules. Mais ce n’est pas une spécialité de tout repos ! La réalisation d’un nail art complexe prend du temps. Plus l’ongle est long, plus il est chargé de strass, d’accessoires ou de couches, plus il est encombrant, et donc fragile.
#4 – Spécialiste des ongles rongés
Elles ne sont pas très nombreuses, mais leurs clientes les suivraient jusqu’au bout du monde ! Il faut dire que peu de praticiens savent construire des ongles sur un lit d’ongle presque dépourvu de plaque unguéale. C’est une compétence particulière, qui permet à ces clientes d’avoir des ongles présentables malgré leur mauvaise habitude.
#5 – Technicienne spécialisée en ongles naturels
Face à toutes les fantaisies du nail art, reste-t-il encore de la place pour une praticienne spécialisée en ongles naturels ? Absolument ! La vogue des manucures russe ou italienne, qui privilégient les ongles naturels, le prouve. Tout le monde n’a pas envie d’arborer les ongles de Morticia Adams.
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#6 – Spécialiste en « fast manucure »
Cette dernière socialisation est peut-être la plus facile à implanter en institut de beauté ou dans un salon de coiffure. Il s’agit de proposer une sélection d’ongles «press on» et de les appliquer sur les ongles de la cliente, pour une soirée ou un événement spécial. Ces ongles tiennent entre un à trois jours, selon la méthode de pause. C’est un gain de temps et il existe une infinie variété d’ongles press-on sur le marché, des plus simples aux plus extravagants.
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Ongles : des spécialisations rentables
La principale raison de ces segmentations est …financière. L’expertise augmente la valeur d’un praticien aux yeux des clients, qui sont prêts à payer davantage la prestation. Bénéficier de cette spécialisation est alors considéré comme un privilège. Mais il ne faut pas oublier qu’aux Etats-Unis, les prestations manuelles – à plus forte raison spécialisées, donc plus rares ! – est valorisée. Ce qui n’est hélas pas le cas en France pour les diverses professions du bien-être.
Comment se spécialiser ?
La liste des spécialités précitées n’est pas exhaustive. La plupart de ces «experts» ont développé leur expertise en se concentrant sur leur technique préférée et en progressant grâce à l’expérience et aux formations. Mais la France n’est pas l’Amérique ! Rappelons qu’il n’est pas besoin d’avoir un diplôme d’état pour exercer la profession de prothésiste ongulaire. En revanche, particularité de la législation française, il faut un CAP d’esthétique pour exercer une prestation de manucure sur ongles naturels.
Quant à la pédicurie, qui est une profession paramédicale, il faut un diplôme d’Etat de pédicure-podologue, qui se prépare en trois ans dans un institut spécialisé agréé par le ministère de la Santé. Une esthéticienne (avec un CAP) pourra néanmoins proposer une prestation de massage, un embellissement des ongles et des pieds par gommage et pose de vernis, mais elle ne pourra en aucun cas soigner et traiter les verrues, cors, durillons ou infections bactériennes et fongiques des pieds.




