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L’Atelier du sourcil : « On peut espérer 100 000 euros de CA par an et par salarié »

L'atelier du sourcil : 100000 euros par an et par employé

Racheté en 2020 par Ieva Group, L’Atelier du sourcil s’est aujourd’hui imposé dans l’esthétique du regard avec 130 points de vente en France et en Europe. Le point avec Alexandre Halpérin, directeur de la franchise de l’enseigne.

Profession bien-être : L’esthétique du regard est un segment qui attire de plus en plus d’investisseurs. Face à une telle concurrence, comment se positionne L’Atelier du sourcil ?

Alexandre Halpérin : En une dizaine d’années, L’Atelier du sourcil est devenu leader sur ce marché, d’où un maillage très large du réseau. On est présents un peu partout en France, dans la plupart des villes de plus de 100 000 habitants, et on continue de se développer dans de plus petites villes.

Ce qui fait également notre force, c’est que, dans ce métier, il y a une très grande rigueur à avoir du point de vue de l’hygiène. On a des protocoles très suivis, des formations très professionnalisantes pour nos équipes.

Enfin, du côté de l’offre, nous avons fait le choix de toujours innover, avec nos marques partenaires Ioma et Elénature. Par exemple, on a lancé l’an dernier le maquillage permanent autour des lèvres. En la matière, notre boutique de La Motte-Piquet, à Paris, nous sert de laboratoire de l’innovation. C’est un concept qu’on va être amené à développer.

Quelles sont les différences avec Le Boudoir du regard, enseigne qui appartient aussi au groupe Ieva ?

Le Boudoir du regard est un concurrent direct de L’Atelier du sourcil, mais avec un positionnement un peu plus premium. Sinon, le métier est le même. Pour un candidat à la franchise, tout dépend de l’emplacement souhaité. Sur les deux enseignes, on est sur du centre-ville, avec des emplacements n°1 ou 1bis. Le coût des prestations dans un Boudoir du regard est toutefois un peu plus élevé.

L’esthétique du regard attire beaucoup d’esthéticiennes. Quels profils recherchez-vous, techniciennes ou gestionnaires ?

Les deux ! Parmi nos franchisés, on a les deux profils. Des esthéticiennes qui ont décidé de se mettre en franchise et des investisseurs qui auront, à terme, six ou sept points de vente. Ce sont deux profils intéressants pour nous. Parce qu’une esthéticienne qui se lance, c’est une façon, pour nous, de garder nos talents, d’avoir quelqu’un de bien formé et qui maîtrise toutes nos prestations. Un investisseur, c’est quelqu’un qui va développer un territoire entier, à qui on va confier une zone et qui maîtrise les codes de notre secteur.

Faut-il prévoir un gros investissement de départ ?

Pour les frais d’installation, entre 100 000 et 150 000 euros. L’apport personnel se situe entre 25 000 et 30 000 euros, ce montant représente à peu près ce que va demander une banque à un candidat à la franchise.

Dans une ouverture, ce qui peut coûter cher, c’est la constitution d’un stock. Or, chez nous, il est assez limité. Pour le reste, on est sur des petites surfaces, entre 50 et 80 m2, avec des travaux d’aménagement pas très chers. Il y a peu de mobilier, des postes de travail avec des petits meubles à tiroir, des lits d’esthétique…

Quel chiffre d’affaires peut-on espérer réaliser et au bout de combien de temps ?

Cela dépend de l’emplacement. Si on se positionne dans une ville de taille moyenne, on peut espérer 100 000 euros de chiffre d’affaires par an et par salarié. On considère qu’une technicienne, après sa formation, va atteindre sa vitesse de croisière au bout de 6 à 9 mois.

Sur ce marché très particulier, quels sont les facteurs clés de succès ?

Encore une fois, le passage obligé, pour nous, c’est une bonne maîtrise de toutes les règles d’hygiène. On est dans un secteur où on fait de la pigmentation, donc on va piquer la peau, même si cela se fait moins profondément que pour un tatouage. La réputation est donc un point important.   

Côté gestion, au-delà de l’envie de se lancer et la maîtrise de la technique, il faut avoir un esprit d’entreprise. Je suis très vigilant sur ce point. Il faut que les candidates soient conscientes que passer de technicienne à chef d’entreprise, ce n’est pas pareil. On fait deux métiers en un. Et puis, il y a un risque quand on se lance à son compte, d’où l’intérêt de travailler avec un franchiseur qui a déjà fait une partie du travail avec la réalisation d’un concept qui marche.

Est-ce vraiment le bon moment pour investir aujourd’hui ?

Oui, parce qu’il y a beaucoup de bons emplacements qui se libèrent aujourd’hui, avec des restaurants ou des boutiques de prêt-à-porter qui s’en vont et qui étaient assez bien placés.

Face à l’inflation, comment ont réagi vos fournisseurs ?

La hausse se porte surtout sur le mobilier et l’aménagement de nos points de vente. Sur nos marques, comme on les fabrique, on a une vraie maîtrise de nos coûts, notamment sur nos pigments. Le fait d’avoir un réseau important nous permet de maîtriser nos achats et nos coûts.

Comment voyez-vous les prochains mois ?

Je suis plutôt optimiste. Dans l’esthétique, on vend de l’expérience et c’est ce que les clientes viennent chercher. Elles arrivent de bonne humeur, parce qu’elles vont prendre soin d’elles, et en ressortent satisfaites, parce que c’est de l’esthétique instantanée, de l’esthétique plaisir.

Propos recueillis par Georges Margossian.

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