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Après un trou d’air, le marché de l’esthétique médicale devrait rebondir

ESTHÉTIQUE MÉDICALE

En 2023, le marché mondial de l'esthétique médicale a vu sa croissance ralentir, mais les experts anticipent une reprise dynamique jusqu'en 2027, selon les chiffres de l’Imcas, congrès dédié aux chirurgiens plasticiens et dermatologues.

Le léger fléchissement de la croissance, attendu pour 2023, est confirmé : le marché mondial de l’esthétique médicale progresse de 2,9% en 2023, contre 7 à 8% par an durant les années précédentes, selon l’Imcas, dont le congrès mondial s’est tenu du 1er au 4 février, à Paris.

«Il y a eu une récession et une vague inflationniste qui ont affecté le pouvoir d’achat», a expliqué Laurent Brones, expert économique du congrès médical, vendredi, lors d’un point presse. En revanche, les Etats-Unis (la moitié du marché mondial), qui demeurent numéro un sur le marché de l’esthétique avec une part de marché à 7,8 milliards de dollars, et la Chine (15-20%).

Outre Atlantique, la croissance dépasse les 3%, ainsi que dans la région Asie-Pacifique et en Amérique latine, où la demande est restée très forte, principalement dans les toxines botuliques, les comblements de rides, les traitements à base de lasers, les traitements de la silhouette et les implants mammaires.

L’Europe désormais au troisième rang

De son côté, l’Union européenne se place désormais au troisième rang derrière la zone Asie-Pacifique en termes de taille de marché. Autre fait nouveau en 2023 : «La forte demande en provenance du Moyen-Orient et qu’on a encore du mal à saisir», poursuit Laurent Brones, également chargé du marketing chez Symatese, un spécialiste de dispositifs médicaux du secteur.   

Au total, «les revenus du marché de l’esthétique médicale dépassent, cette année, largement leur niveau pré-pandémie en passant de 10,9 milliards de dollars en 2019 à 16,3 milliards», observe l’Imcas, qui relève que cette progression représente une hausse de près de 50% sur la période 2021-2023.

Trois éléments s’avèrent déterminants dans la décision du patient de recourir à une intervention : le prix, le manque de connaissances sur les technologies et les produits, et les problèmes de sécurité et de qualité. « Aux Etats-Unis, on note que 46% des consommateurs ont exprimé le besoin de passer à des marques moins chères, ce qui explique que le marché en valeur des produits injectables a un petit peu baissé», souligne Laurent Brones.

Les équipements à base d’énergie au plus bas

Pour la période 2024-2027, l’Imcas anticipe une croissance moyenne de 6,3% par an, mais qui sera «plus importante» pour les injectables et la cosmétique active (plus de 7%). Les premiers, c’est-à-dire la toxine botulique et l’acide hyaluronique, représentent la moitié en valeur du marché de l’esthétique médicale. «On voit des patients de plus en plus jeunes, qui se font injecter de l’acide hyaluronique. Il y aura trois fois plus d’utilisateurs pour les produits de comblement de rides dans les cinq prochaines années», estime Laurent Brones. 

La cosmétique active, quant à elle, reste sur une tendance plus proche que celle qu’on voit sur les injectables. La croissance de ce segment a fléchi l’an dernier (+3%), après plusieurs années de croissance à deux chiffres, mais «cela repartira en 2024 avec 5,9% et ensuite au-dessus des 7% de croissance», prévoit l’expert économique de l’Imcas. 

Enfin, pour les équipements à base d’énergie, comme le laser ou la radiofréquence, un segment qui pèse aujourd’hui un peu moins de 2 milliards de dollars, le marché a subi plus fortement l’effet de la crise : – 4,3% en 2022 et – 0,5% en 2023. «Ce sont des équipement qui sont chers, entre 30 000 et 100 000 euros, et souvent les praticiens passent par des sociétés de financement. Or, dans le contexte actuel, c’est un petit peu plus compliqué», explique Laurent Brones.

Incertitudes autour du marquage CE MDR

Pour les prochaines années, l’Imcas prévoit une croissance inférieure à 5% du marché des équipements, «avec un challenge important en Europe, qui est le marquage CE, puisqu’on est passé sous la législation MDR (Medical Device Regulation, ndlr), qui est un véritable goulot d’étranglement pour les industriels, et, à terme, peut être, pour les praticiens et les patients, puisque tous les produits devront avoir ce label d’ici 2027 et que, à l’heure actuelle, il n’y a que 10% des produits qui sont sous MDR», s’inquiète Laurent Brones. 

Une catégorie d’équipements s’en sort mieux que les autres : les dispositifs pour le remodelage corporel, dont la cryolipolyse. «En l’espace de 15 ans, on aura un marché qui aura pratiquement atteint le marché des autres équipements à base d’énergie», souligne l’expert économique. En 2023, ce segment s’élevait, en valeur, à 1,3 milliard de dollars, sur un marché total de 2,2 milliards de dollars. Après une croissance de 3,2% l’an dernier, il devrait faire un bond de 9% en 2024, puis 10,4% en 2025.

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