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Produits solaires : le marché change de saison

Produits solaires toute l'année

La crème solaire n’est plus seulement l’affaire des vacances. Soins quotidiens, formules teintées, sticks ou brumes : le marché se transforme, alors que les Français restent encore loin d’adopter systématiquement les bons réflexes de protection, selon Les Echos Études.

Le tube de crème solaire oublié au fond du sac de plage pourrait bientôt devenir une image du passé. La protection contre les UV gagne désormais la « routine de soin quotidien », constate une étude publiée par Les Echos Etudes. Le marché tend ainsi à passer d’une consommation saisonnière à un usage plus régulier tout au long de l’année.

Les produits évoluent, avec des textures plus légères et des formules qui se rapprochent de celles des soins du visage. L’offre se spécialise aussi pour répondre à différentes problématiques cutanées : taches, vieillissement, peaux à tendance acnéique ou allergique, etc. Selon l’étude, cette «médicalisation de l’offre» est tirée par le circuit officinal.

Boom des formats nomades

Autre tendance : la multiplication des formats nomades, avec sticks, mini-brumes ou roll-on destinés à faciliter l’application et son renouvellement. Les solaires teintés progressent aussi. L’étude les décrit comme des «produits frontières entre soin, maquillage et protection», susceptibles de remplacer fond de teint, BB cream ou base de maquillage.

Le marché reste toutefois très segmenté. « Les Echos Etudes » distingue six grandes familles d’acteurs, de la dermocosmétique aux marques de grande consommation, en passant par le bio, le sélectif, les marques-enseignes et les jeunes marques indépendantes. Dans le sélectif, les produits sont majoritairement destinés au visage et associent notamment protection, sensorialité et anti-âge.

Des usages encore loin d’être acquis

Les pratiques restent toutefois en décalage avec cette diversification. Selon une enquête menée en avril 2026 auprès de 2 000 adultes représentatifs de la population française, seuls 41 % déclarent utiliser une protection «toujours ou presque toujours» lors d’une exposition. La proportion atteint 63 % chez les peaux très claires, contre 27 % chez les peaux mates, et 50 % chez les femmes contre 32 % chez les hommes.

Premier motif pour se protéger : «éviter les coups de soleil/brûlures», cité par 43 % des répondants. La prévention des cancers de la peau arrive ensuite à 28 %, tandis que 10 % mentionnent le vieillissement prématuré. L’indice SPF constitue par ailleurs le premier critère de choix pour 35 % des personnes interrogées, devant le prix (17 %).

Le potentiel de progression reste donc important. Mais l’étude relève aussi plusieurs freins, parmi lesquels la saisonnalité, les arbitrages budgétaires, «les défis de l’application solaire» ou encore la méfiance envers les filtres chimiques. Le solaire tente ainsi de s’installer comme un geste de soin quotidien, tout en restant confronté à des habitudes d’utilisation encore imparfaites.

« Le marché des produits solaires », Les Echos Études, juillet 2026. 

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