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Impact environnemental : des multinationales veulent mobiliser le secteur de la beauté

Face à la méfiance croissante des consommateurs vis-à-vis de l’impact environnemental des cosmétiques, cinq géants de la beauté (Henkel, L’Oréal, LVMH, Natura &Co et Unilever) proposent au secteur d’établir son propre système de notation.

Scanner les codes-barres des produits de beauté que l’on achète pour s’informer de la dangerosité potentielle de certains ingrédients est devenu banal. Depuis quelques années, les applications se multiplient pour répondre aux besoins de transparence des consommateurs, non sans provoquer quelques grincements de dents chez les fabricants.

«Inquiéter le consommateur avec des indicateurs fourre-tout, forcément anxiogènes, n’est pas la bonne méthode», dénonçait il y a un an la Fédération des entreprises de beauté (Febea), à l’occasion du lancement du système de notation de l’Institut national de la consommation, qui intègre l’environnement dans son dispositif. Quelques mois plus tard, l’organisation professionnelle proposait sa propre application, baptisée «Claire».

Cette fois, l’initiative est menée par des acteurs qui pèsent très lourds dans les rayons de la grande distribution : Henkel, L’Oréal, LVMH, Natura &Co et Unilever annoncent, dans un communiqué, vouloir «co-construire un système de notation volontaire» pour évaluer l’impact environnemental de leurs produits de beauté.

« Garantir une approche scientifique »

«L’objectif est d’aboutir à un dispositif qui soit commun à l’ensemble des entreprises du secteur de la cosmétique et qui fournisse aux consommateurs des informations claires, transparentes et comparables grâce à une méthodologie scientifique commune», adossée aux principes du «Product Environmental Footprint» (PEF), précise le communiqué.

Ils indiquent par ailleurs vouloir travailler aux côtés du cabinet de conseil Quantis, afin de «garantir une approche robuste et scientifique», avec des auditeurs indépendants pour vérifier «la méthodologie, les bases de données et l’outil de ce système». Celui-ci permettra «à chaque marque de calculer l’impact environnemental de chacun de ses produits, et utilisable par des non-spécialistes», assurent-ils.

Cette initiative ne vise pas seulement ces cinq grands acteurs du marché. Dans leur communiqué, ils appellent «l’ensemble des entreprises du secteur» à venir se joindre à ce consortium, «quelles que soient leur taille ou leurs ressources», la condition étant la mise en commun des connaissances et des expertises, via une banque de données commune sur les impacts environnementaux des formules et des emballages.

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