Vieillissement de la population, modes de vie urbains, pollution… Le marché de la dermocosmétique bénéficie d’un vent favorable. La santé est aussi devenue une préoccupation centrale depuis le Covid. Le consommateur est beaucoup mieux informé grâce aux contenus en ligne et sensibilisé à l’importance de protéger sa peau.
«L’essor de la clean beauty participe également au dynamisme du marché, durabilité et respect de l’environnement et de la santé étant des valeurs devenues incontournables», observe «Les Echos Études» dans sa dernière publication*. Résultat : la dermocosmétique s’est imposée comme un secteur clé de l’industrie de la beauté, représentant aujourd’hui 8% du marché mondial.
L’étude sur le marché de la dermocosmétique en France met en lumière l’ascension rapide des jeunes start-up dans le circuit officinal et des parapharmacies. Ces nouvelles marques, souvent innovantes et disruptives, bousculent les géants historiques du secteur et redéfinissent les attentes des consommateurs.
Quatre grandes tendances ressortent parmi ces nouveaux acteurs du secteur. D’abord, la clean beauty, qui continue de dominer le secteur des jeunes marques, avec des produits aux formulations courtes et transparentes, qui respectent la santé des consommateurs tout en étant respectueux de l’environnement. Des marques comme Biosalines, Pomponne, JOD, Respire ou Unbottled illustrent cette tendance.
On voit aussi se multiplier des produits ciblant des besoins spécifiques et des catégories particulières de consommateurs (acné, femmes, bébés…), avec des marques comme Monjour, Pototam, Skin and Out ou Horace. Par ailleurs, les soins capillaires connaissent aussi un regain d’intérêt autour de la santé des cheveux, notamment texturés, avec l’arrivée de Kalia, des Secrets de Loly ou de Make my Mask.
Enfin, quatrième tendance : les cosmétiques «soin-santé». Des marques telles que Boplume, Cible Skin, Ekstratsens ou Mimétique combinent soin de la peau et prévention santé, en proposant des solutions dermocosmétiques qui prennent aussi en compte le bien-être global du consommateur, souligne l’étude.
Les attentes de la génération Z
Ces marques réorientent aussi les attentes des consommateurs, notamment la génération Z, selon Les Echos études. La dermocosmétique n’est plus seulement une question d’apparence. Elle devient une démarche globale, où la santé, l’éthique et l’environnement occupent une place centrale.
Les jeunes consommateurs privilégient les marques qui s’engagent à minimiser leur empreinte écologique. Les cosmétiques solides, en vrac, ou les emballages recyclables deviennent des standards incontournables. Des marques comme Respire ou Unbottled, citées par l’étude, ont su capter cette tendance en développant des produits à la fois efficaces, écologiques et zéro déchet, répondant ainsi à la quête d’une consommation plus responsable.
La génération Z exige aussi une transparence totale de la part des marques. Habituée à l’accès instantané à l’information, elle attend des entreprises qu’elles dévoilent non seulement la composition de leurs produits mais aussi leur mode de fabrication, leur impact environnemental et leur efficacité.
Autre attente forte : la beauté holistique. Pour cette génération, beauté et bien-être sont intrinsèquement liés. Elle cherche des solutions qui prennent en compte sa santé globale, tant mentale que physique. Cette approche holistique se traduit par un intérêt croissant pour des soins dermocosmétiques personnalisés, capables de répondre à des besoins spécifiques, qu’il s’agisse de peau sensible, d’acné ou de vieillissement cutané.
L’impact du digital sur le marché
Le digital transforme en profondeur le paysage de la dermocosmétique. Les jeunes générations, plus connectées et exigeantes, attendent désormais une expérience d’achat sans couture, où le passage entre le digital et le physique se fait de manière transparente, poursuivent Les Echos études. L’omnicanal est ainsi devenu un impératif pour les marques de dermocosmétique qui souhaitent capter cette clientèle.
Ces consommateurs n’hésitent pas à comparer les produits en ligne, à consulter des avis et à effectuer leurs achats depuis leur smartphone avant de se rendre en magasin. Ou inversement. Pour répondre à cette demande, des services numériques comme les diagnostics de peau en réalité augmentée ou les consultations en ligne avec des experts se multiplient.
Au-delà de l’achat, l’utilisation des outils numériques redéfinit aussi l’expérience de soins. Les technologies, telles que les diagnostics personnalisés, les applications mobiles ou les essais virtuels de produits permettent de créer une expérience plus intime et sur mesure pour le consommateur.
Les consultations virtuelles avec des professionnels de la peau sont aussi de plus en plus populaires, offrant ainsi aux consommateurs une relation directe avec les marques, sans se déplacer, note l’étude. Objectif : favoriser une interaction plus personnalisée, qui renforce la fidélisation et l’engagement des clients.
(*) Le marché de la dermocosmétique, octobre 2024, Les Echos études.
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