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Franck Provost mis en examen pour l’utilisation d’un « logiciel frauduleux »

MISE EN ECAMEN DE FRANCK PROVOST

Le fondateur du groupe Provalliance, également président du Conseil national des entreprises de coiffure (Cnec), a été mis en examen pour «abus de biens sociaux» et «blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée».

Sale temps pour le «coiffeur des stars» français, 75 ans, dont le groupe, leader européen des salons de coiffure (Franck Provost, Jean-Louis David, Saint-Algue, Fabio Salsa…), est passé, en mars dernier, dans l’escarcelle du fond Core Equity. L’homme d’affaires a été mis en examen pour «abus de biens sociaux» et «blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée», a indiqué le parquet de Nanterre le 23 décembre, rapporte l’AFP. Il a été placé sous contrôle judiciaire «avec une caution fixée à plusieurs centaines de milliers d’euros».

La justice s’intéresse tout particulièrement à un logiciel de comptabilité utilisé par plusieurs dizaines de franchisés, «permettant de détourner des recettes encaissées en espèces dans un réseau de salons de coiffure», poursuit le parquet. Une enquête du Point avait révélé, en 2018, que cette application avait été fournie à Provalliance par une petite société, Marlix, rachetée depuis par Fiducial Informatique.

Près de 10% des paiements en espèces

«Les logiciels de caisse pour tous les commerces sont par définition ‘permissifs’, car ils permettent de corriger les erreurs de comptabilité au cours de l’exercice du jour», explique Sandrine Desliard, commissaire divisionnaire adjointe au chef de l’OCLCIFF, citée par l’AFP. «Mais une fois l’exercice clôturé, on n’est plus censé pouvoir le modifier. Or, le logiciel dans ce dossier était frauduleux, car il permettait des modifications même après la clôture de la comptabilité», souligne-t-elle. Au total, près de 10% des paiements en espèces auraient été soustraits de la comptabilité de certains salons.

De son côté, «Franck Provost conteste fermement ces accusations», a déclaré l’avocat de Franck Provost, Me Bouchez El Ghozi, auprès de l’AFP. Le 9 avril 2021, une ouverture d’information judiciaire avait donné lieu à la mise en examen de l’ancien directeur administratif et financier du groupe. Cet homme, qui n’est plus en poste depuis 2014, «a reconnu par écrit une partie des malversations», affirme l’avocat, qui assure que seul cet ancien dirigeant serait responsable de la fraude.

Une enquête préliminaire a été ouverte et confiée à la Brigade nationale de répression de la délinquance fiscale de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Elle porte sur des faits allant de 2001 à 2021.

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